Un projet en gestation: Des bases de loisirs dans les barrages

Benamara Abdelghani, responsable de la société MSE Algérie, est un des investisseurs établis à l’étranger qui ont décidé de s’installer en Algérie. Rencontré à Oran, cet investisseur, après 24 ans passés à l’étranger, a décidé de transférer toute son expérience vers l’Algérie.
A Oran, il a présenté récemment le premier quai flottant de fabrication locale. « Il est construit par la main-d’œuvre algérienne et par l’expérience algérienne, dont la mienne. Après un parcours de 24 ans à l’étranger, je suis rentré dans mon pays pour justement développer ce type de structure qui est aussi une solution pour les ports de pêche et de plaisance, et notamment avec le développement important de l’aquaculture », indique notre interlocuteur, qui a tenu à lancer un appel à tous les Algériens établis à l’étranger à investir chez eux, vu les facilitations octroyées dans ce cadre par les pouvoirs publics.
Par ailleurs, et à propos de ses ambitions, Benamara Abdelghani compte signer une convention avec l’agence nationale des barrages « ANBT » pour créer des bases de loisirs et de sécurité dans les barrages ; pour promouvoir le tourisme et lutter contre les noyades. « Le plan d’avenir sur les 5 ans, c’est d’abord se projeter sur les ports de pêche. Aussi dans l’aquaculture mais aussi dans le domaine touristique « , explique-t-il. Notre interlocuteur a rappelé les avantages des quais flottants, « La structure en aluminium permet la flexibilité et la durabilité, d’autant plus qu’il répond aux critères environnementaux, parce que les matériaux sont nombreux, notamment la qualité de l’aluminium. En 2025, nous allons nous rapprocher des universités et des ingénieurs algériens pour que le quai soit connecté. C’est-à-dire que l’entreprise portuaire aura des données en temps réel des positions des embarcations, les petits métiers, les chalutiers et les thoniers. Donc, on va faire un travail de connaissances et de recherche avec les universités pour transformer un quai flottant en un quai flottant connecté » ajoute-t-il.
Il a également souligné que chaque mètre-linéaire de quai flottant fabriqué permet de créer deux postes d’emploi. « Ma volonté, c’est que, par mon expérience à l’étranger, il faut créer des passerelles entre les opérateurs privés et les universités. Il ne faut pas attendre que notre ingénieur ait son CV et fasse des demandes d’emploi. Donc, on va créer aussi des centres de formation pour justement enseigner le montage et toute la conception du quai. Je précise aussi que dans le cadre de l’intégration, nous sommes à 65% », conclut-il.
Hamza B.
