Université Oran 2 Crise à Ghaza : enjeux philosophiques et juridiques

Une conférence scientifique intitulée « Analyse du phénomène de l’entité sioniste et du droit international » s’est tenue, mercredi dernier, à l’université Oran 2 Ahmed Ben Mohamed.
Organisée conjointement par l’Unité de recherche sur l’État et la Société et l’Unité de recherche en Sciences Humaines pour les études philosophiques et sociales, cette rencontre avait pour objectif d’examiner de manière critique les récents événements à Ghaza, mettant en lumière les implications philosophiques et juridiques de la situation.
Les intervenants ont unanimement déploré la tragédie humaine en cours à Ghaza depuis le 7 octobre dernier, qualifiant cette situation de sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Deux perspectives d’analyse ont été présentées lors de la conférence : une analyse philosophique et une analyse juridique. Les participants ont dénoncé ce qu’ils ont qualifié de politique internationale « hypocrite et sioniste.
Le Dr Abdelkader Bouarfa, enseignant de philosophie et directeur de l’unité de recherche en sciences humaines des études philosophiques et humaines à l’université Oran 2, a souligné l’ampleur d’une « apostasie intellectuelle » mondiale, où les valeurs morales et les droits de l’homme sont sacrifiés au profit d’intérêts politiques. Il a également mis en avant le rôle des jeunes générations dans la remise en question de cette approche, soulignant leur prise de conscience quant à la nécessité de ne pas soutenir aveuglément l’entité sioniste.
La Dr Karima Rezag, également de l’université d’Oran 2, a centré son intervention sur les concepts de « révolution » et de « terrorisme », arguant que tout peuple confronté à une invasion a le droit légitime de se défendre. Elle a critiqué l’utilisation politisée du terme « terrorisme » par les grandes puissances, dénonçant ainsi leur tendance à qualifier de terroristes ceux qui s’opposent à leurs intérêts.
Les participants ont également souligné l’importance pour les pays arabes de se solidariser autour de la cause palestinienne, en mettant en avant leurs points communs historiques, linguistiques et culturels.
L’isolement imposé à la Palestine par l’entité sioniste et ses alliés doit être brisé, tout comme l’Algérie a surmonté l’adversité de la colonisation française et de la décennie noire. L’appel à l’action est clair : l’heure est venue pour les nations arabes de faire front commun, en solidarité avec la Palestine opprimée.
Cette conférence, bien plus qu’une simple réunion académique, a été un appel à la conscience collective, révélant les failles morales du système international et exhortant à une action concertée pour la justice et la dignité humaine.
B. Bakhta
