Trafic de drogue : De six à 12 ans contre les principaux prévenus

Jugée en 2021 par le tribunal criminel de première instance de la Cour d’Oran, une affaire de trafic de drogue, avec dix mis en cause au box des accusés, a été jugée ce mercredi en appel. Suite aux délibérations, six prévenus ont été condamnés à 6, 8, et 12 ans de réclusion alors que les autres ont été acquittés.
Une affaire qui remonte au 21 janvier 2017, lorsque des informations sont parvenues à la Gendarmerie nationale de Maghnia sur un important réseau de narcotrafiquants qui activait au niveau de cette ville frontalière. C’est ainsi que H.M., un septuagénaire, a été arrêté suite à la perquisition opérée au niveau de son domicile où près de 62 kg de kif traité ainsi que 300 g de cocaïne ont été saisis. Selon les déclarations de ce dernier, qui expliqua avoir déjà purgé 15 ans de réclusion dans une précédente affaire de trafic de stupéfiant, à sa sortie, il s’était retrouvé au chômage ne sachant rien faire d’autre. « J’ai contacté mes amis dans le milieu qui m’ont procuré deux véhicules pour transporter les stupéfiants principalement vers Alger », a-t-il précisé. L’arrestation de H.M., a fait tomber les autres éléments du réseau et 233,500 kg de kif ont été saisis ainsi que 100 millions de centimes. Selon l’enquête, la cocaïne a commencé à prendre la même route du kif, importée du Maroc, elle arrive en Algérie où elle est écoulée. Un des mis en cause, lors de l’instruction, avait même expliqué comment un narcotrafiquant marocain lui a fait parvenir 100 g de cocaïne en lui jetant un petit paquet au delà des murs en terre séparant les deux frontières.
Cité à la barre, H.M., a fait les mêmes déclarations qu’en instruction. Le prévenu chez qui la quantité de 233 kg de kif a été saisie et qui avait nié les faits dans un premier temps, les a reconnus en pleine audience, tout en disculpant les autres membres de sa famille tombés avec lui dans cette affaire, dont son frère, son neveu et son propre fils, un universitaire. Quant aux autres mis en cause, ils ont nié les charges retenues contre eux à l’exception de B.H., qui a reconnu avoir déjà travaillé avec H.M., mais « pour cette affaire, je suis innocent », s’est-il défendu.
Le représentant du ministère public a requis contre l’ensemble des accusés 20 ans de réclusion.
Zemmouri. L

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