A quelques heures de la tenue du GECF : Algérie Presse a rencontré des anciens retraités de Sonatrach

Mustapha Djabour, ancien moudjahid et syndicaliste, ancien cadre de la Sonatrach et député durant les années soixante a été parmi les premiers cadres qui ont assisté à la création de la RTO, spécialisée dans le transport des hydrocarbures en 1964. Cette entreprise, installée à Arzew, a été, aux côtés de la Camel, le premier noyau du complexe de Sonatrach dans cette région.
« Le premier oléoduc en Algérie a été construit par la société anglaise CGB. Ils ont pris en compte les exigences du premier gouvernement algérien dont le ministre de l’économie de cette époque, M. Bouamaza », se souvient notre interlocuteur que nous avons rencontré en compagnie d’autres retraités de Sonatrach, à quelques jours du 7ème Sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF). « Les travaux ont été entamés du côté d’Arzew par le terminal et des bacs, du côté de Haoud El Hamra à côté de Hassi Messaoud, les travaux se sont poursuivi jusqu’à la wilaya de Laghouat où une base de maintenance a été réalisée, ensuite les travaux se sont poursuivis à la wilaya de Tiaret. Un travail colossal a été fait et le premier oléoduc a été le noyau des cinq pipelines qui allaient suivre, il fallait surveiller tout notamment dans le volet technique », a indiqué Mustapha Djebbour. Notre interlocuteur se souvient même d’un artiste peintre argentin qui est venu dessiner le premier logo de Sonatrach sur les bacs à Arzew.
« Un travail exceptionnel a été fait, les Anglais ont voulu démontrer qu’ils ont la technicité nécessaire et nos cadres de s’accrocher pour apprendre et bien se former à leurs côtés. Une fois arrivé à Arzew, le pétrole s’écoule par gravité jusqu’au navire de transport », a expliqué l’ancien cadre de Sonatrach.
Les quantités de pétrole étaient calculées alors que le pétrole changeait de densité. « Il y avait des stations tout au long de l’oléoduc et dans chaque station, il y avait des pompes pour pomper le pétrole jusqu’à la prochaine station », a-t-il précisé.
Pour sa part, Touati Hassani, ancien cadre de la Sonatrach, a tenu à souligner l’apport des cadres algériens dans le développement de l’industrie gazière dans le monde. « Il ne faut pas oublier que nos cadres ont été recrutés par des multinationales pour lancer l’industrie gazière un peu partout dans le monde, notamment à Brunei et au Moyen-Orient.
Les compagnies recrutaient à Arzew et dans chaque complexe, il y avait des hommes clés notamment dans l’instrumentation et la maintenance », a-t-il indiqué. « Moi, j’ai débuté à la Camel, qui était une usine pilote en matière de GNL, les grands fabricants dans le monde mettaient gratuitement leurs équipements pour les tester, nos usines ont utilisé ces équipements pour la première fois sans aucun grand incident », a ajouté Touati Hassani.
Hamza. B
