Commémoration du massacre de « Tahtaha »: Des universitaires rappellent l’atrocité des événements

Les Oranais ont commémoré le triste anniversaire du massacre de « Tahtaha » survenu le 28 février 1962. Pour marquer cet événement, plusieurs manifestations ont eu lieu dans la ville.
À l’Université d’Oran 2, Mohamed Ben Ahmed, un séminaire a été organisé mercredi dernier pour commémorer le 62e anniversaire de ce massacre. La place « Tahtaha » au cœur de M’dina J’dida a été le théâtre d’un attentat à la voiture piégée perpétrée par l’Armée secrète française (OAS) contre le peuple algérien. L’événement, organisé par l’Université d’Oran 2, avait pour objectif de rappeler ces douloureux événements.
Le Professeur Mohamed Bendjebour, chef du laboratoire de recherche historique « Sources et Biographies » de l’Université d’Oran 1, est intervenu lors du séminaire avec une présentation intitulée « Massacre de La Tahtaha : La douleur dans la vie d’une nation ». Il a rappelé les terribles conséquences de l’attentat qui a causé la mort de près de 100 personnes et blessé des centaines d’autres, juste avant l’heure de la rupture du jeûne en plein mois de Ramadan, le 23 du mois de Ramadhan correspondant au 28 février 1962.
L’organisation secrète française a délibérément ciblé la place « Tahtaha » en raison de sa situation géographique et de sa fréquentation par des personnalités nationales algériennes de l’époque, des religieux, des militants politiques ainsi que des citoyens ordinaires.
Mohoub Melwah, représentant de l’Association algérienne des générations nationales, a salué l’initiative de l’organisation de cette rencontre. Il a souligné l’importance de transmettre l’histoire nationale aux jeunes générations pour construire une nouvelle Algérie, basée sur les valeurs de la révolution et du sacrifice.
La rencontre, qui s’est déroulée dans la salle de conférence de la Faculté de Droit de l’Université d’Oran 2, a rassemblé des moudjahidine, des enfants et petits-enfants de martyrs de la guerre de libération nationale, des représentants de la société civile, des autorités locales ainsi que des étudiants universitaires.
B. Bakhta
