Plus de 5.100 smartphones saisis au port d’Oran: Sept ans de réclusion pour cinq douaniers

Le tribunal criminel de première instance a condamné, cinq douaniers dont une femme, à sept ans de réclusion. Un sixième douanier a été condamné à deux ans de prison ferme alors qu’un autre a été acquitté. Comparaissant sous contrôle judiciaire, ils ont été écroués en audience. Ils sont mis en cause dans l’affaire des smartphones saisis au port d’Oran. Deux autres prévenus, des commerçants impliqués dans cette affaire, ont été condamnés à deux ans de prison avec sursis et trois ans de prison ferme pour fausses écritures sur documents administratifs, complicité dans la contrebande, en utilisant un moyen de transport.
Cette affaire remonte au 13 août 2022, lorsque des informations sont parvenues aux services de la Police des frontières (PAF) au niveau du port d’Oran sur l’arrivée de deux voyageurs d’Espagne en provenance d’Alicante bord du Tarik ibn Ziad, en possession d’une importante quantité de téléphones portables cachée dans leurs véhicules respectifs. Les investigations menées ont permis d’identifier les deux véhicules suspects, le jour de l’arrivée du ferry au port d’Oran.
Les éléments de la PAF vont alors surveiller de loin une Citroën Jumpy, conduite par H.K., attendant qu’elle passe par toutes les procédures prévues par la loi. A sa sortie du port, le conducteur est interpellé et la fouille de la voiture s’est soldée par la saisie de 4.284 téléphones portable de différentes marques. La seconde voiture une Peugeot Boxer est soumise à la même démarche. 830 téléphones ont été saisis lors de son inspection.
Les mis en cause ont été arrêtés, moins de dix jours plus tard. Il s’agit de C.M.R., un officier de contrôle et responsable du service de contrôle au niveau du port d’Oran ; K.T., officier de contrôle des douanes au port d’Oran ; N.B., officier de contrôle ; F.M., également officier de contrôle ; B.H., agente de contrôle au niveau des douanes du port d’Oran et S.M. lui aussi élément de contrôle des douanes dans l’enceinte portuaire.
Selon les éléments de l’enquête, ces éléments des services des Douanes avaient été complices, facilitant l’entrée de ces téléphones portables. Entendu, H.K., le commerçant, a expliqué que ce jour, il a été contrôlé alors qu’il transportait plusieurs produits, puis l’agent l’ayant contrôlé l’a dirigé vers un autre service lui expliquant qu’il est suspecté de transporter des stupéfiants. Mis devant le fait accompli, il a affirmé que c’est un certain Mohand, originaire d’Alger qui lui a confié cette marchandise contre 35 millions de centimes. De son côté, le second mis en cause arrêté avec 830 portables a fait les mêmes déclarations ajoutant que le commanditaire se trouvait avec eux à bord du même navire. Quant aux douaniers arrêtés, chacun d’entre eux a tenté de se disculper en expliquant avoir accompli leur travail tel que stipulé par le règlement.
Cité à la barre du tribunal criminel, les prévenus ne changeront pas de déclarations. La dénommée B.H., a précisé avoir remis son cachet à un de ses collègues qui a prétendu avoir oublié le sien ; des déclarations qui ont été rejetés par ce dernier.
Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis la peine maximale prévue par la loi.
Zemmouri. L

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