Industrie du chocolat en Algérie : Un marché en pleine expansion

L’industrie du chocolat en Algérie enregistre de plus en plus de demandes sur le marché local. Les fabricants innovent et diversifient leurs produits pour répondre à la demande des clients qui sont de plus en plus exigeants.
Ce constat a été fait par Hichem Tegguer, représentant de la société SD Com-Ouest, implantée à Oran. Rencontré en marge du Salon international de l’agroalimentaire (SIAG) qui se tient au Centre des conventions d’Oran (CCO), il a indiqué que la société, et face à la grande demande, ambitionne de faire de nouveaux investissements.
« Le marché est très demandeur, nous avons exporté dans le passé vers le Yémen et la Jordanie, mais vu la demande actuelle sur le marché local, on compte réaliser de nouveaux investissements », explique-t-il.
La décision de la restriction des importations prise par le Gouvernement a également contribué au développement de ce créneau en Algérie. « Avec cette mesure, nous pouvons commercialiser des produits de bonne qualité pour répondre aux exigences. Dans le passé, le produit local était synonyme de bas prix au détriment de la qualité », précise notre interlocuteur. A propos des matières premières, quatre ingrédients sont utilisés dans le processus de fabrication comme le sucre et le cacao, « il y’a aussi la poudre du lait qui est importée puisque aucun investisseur en Algérie ne s’est lancé malheureusement dans la fabrication de ce produit, même s’il est très prometteur », ajoute Hichem Tegguer.
L’industrie du chocolat en Algérie peut également être une pépinière d’emploi en s’orientant vers le chocolat artisanal issu du travail et de la passion de chaque artisan.
La vision de notre interlocuteur, dans ce sens, est d’aller vers le chocolat artisanal pour ne pas se concentrer uniquement sur l’échelle industrielle. « Les artisans chocolatiers peuvent acheter du chocolat chez nous, ensuite le façonner ou y ajouter d’autres produits comme les dattes. Ils peuvent employer des femmes pour le faire, chose qu’un industriel ne peut pas faire parce que c’est le volume qui compte », assure notre interlocuteur. Notons que la consommation mondiale du chocolat avoisine les 8 millions de tonnes par an. Le secteur enregistre également un taux de croissance annuel de 7%.
Hamza. B
