Provoquant l’ire des Oranais :La hausse des prix persiste en ce début de Ramadhan

Deux jours après le début du Ramadhan, les prix des produits alimentaires continuent de flamber dans les marchés d’Oran, provoquant la colère des consommateurs.
Malgré les dispositions entreprises par les autorités compétentes en application des directives gouvernementales, pour contrer la hausse des prix et lutter contre la spéculation, une flambée des prix touche tous les produits de large consommation notamment les légumes et les viandes blanches.
Une simple visite aux marchés des Aurès (ex La Bastille) et de M’dina J’dida suffit pour constater l’ampleur de la dérégulation de la mercuriale. Le kilo de pommes de terre s’affiche à 85 DA, le kilo de carottes à 75 DA, le kilo d’oignons à 100 DA, et le kilo de tomates entre 125 et 160 DA. Les autres légumes ne sont pas épargnés, le kilo de haricots verts est à 450 DA, le kilo de poivrons à 200 DA, et le kilo de courgettes à 100 DA. Les fruits ne sont pas en reste, leurs prix ont également connu une augmentation significative. Le kilo de pommes est à 600 DA, le kilo de dattes entre 350 et 700 DA, le kilo de citrons à 150 DA et le kilo d’oranges entre 80 et 200 DA. La fraise se vend à 600 DA le kilo et la banane à 370 DA.
L’offre en poissons est quant à elle très limitée, et les prix s’envolent. Il faut compter au minimum 800 DA le kilo. La viande rouge n’est pas en reste, avec un kilo de viande de mouton qui se vend à 2800 DA et un kilo de poulet entre 550 et 650 DA.
Face à cette flambée des prix, les consommateurs sont exaspérés. Ils dénoncent l’absence de contrôle des prix et l’exploitation de la situation par certains commerçants.
De leur côté, les commerçants imputent la responsabilité de cette hausse aux prix pratiqués au marché de gros d’El Kerma. Ils affirment que cette situation affecte leurs marges bénéficiaires.
B.B
