Algérie 0 – Nigéria 2 : Des Verts pas encore mûrs

A la lecture de la composition des Verts proposée par Petkovic contre l’ogre nigérian, pour ces quarts de finale de la CAN, on est pris par un nœud à l’estomac. Un Onze où Zerrouki est titulaire avec Chaïbi en reconduisant Mahrez et Amoura en pointe face à des géants en défense, c’est toute l’attaque algérienne qui est neutralisée au départ.
Lors du match face à la RDC, on a vu ce trio complètement muselé et inoffensif alors que l’attaque n’a réellement bougé qu’après les changements opérés en seconde période et la sortie de Mahrez et l’entrée de Bounedjah qui a donné plus de profondeur à l’équipe.
Un choix technique malheureux face à un milieu de terrain royal nigérian (Ndidi en récupérateur, Iwobi et Onyeka) puisque les Algériens ont été outrageusement dominés, passant tout près de la correctionnelle à plusieurs reprises.
Chaïbi était complètement dépassé lors du premier half alors que Mahrez arrivait à peine à suivre le rythme des Nigérians. Le début de la deuxième mi-temps allait donner raison aux observateurs puisqu’en l’espace de 10 minutes, le Nigéria allait marquer deux buts par l’entremise d’Oshimen et Akor Adams devant des Algériens apathiques, incapables de réagir et de porter le danger devant les bois de Nwabilu. Un score qui aurait pu être plus lourd si l’équipe de Chelle avait insisté en attaque.
La déroute algérienne est celle des choix de Petkovic qui s’est entêté à reconduire un Onze défaillant dans les 60’ premières minutes de ce tournoi africain, exception faite du match contre la Guinée Equateur où il avait commencé en première mi-temps avec une équipe tout à fait différente. Même si la domination nigériane ne faisait aucun doute, l’arbitrage sénégalais était scandaleux.
Cette élimination ne saurait pourtant gâcher le retour au premier plan africain des Verts qui, en quatre matchs, ont réconcilié les Algériens avec la compétition continentale.
Saïd OUSSAD
