Tribunal criminel : Sept et cinq ans de prison ferme pour escroquerie
Le tribunal criminel d’Oran a condamné B. Rafika, âgée de 30 ans, à sept ans de prison et son mari Merouane à cinq ans par contumace pour fausse écriture sur document administratif et fausse écriture sur document bancaire.
Les faits de cette affaire remontent au 13 mars 2022 suite à une plainte pour escroquerie déposée par Gh. Amine auprès des services de la Gendarmerie nationale de Hassi Mefsoukh. Le plaignant expliquait qu’une certaine B. Rafika lui avait fait croire qu’elle pouvait lui acquérir un logement grâce à ses entrées auprès de promoteurs immobiliers, contre le versement de 10% du prix initial.
Crédule, Amine lui confiera 86 millions de centimes en trois tranches, la première, de 20 millions, la deuxième de 50 millions de centimes et la dernière de 16 millions de centimes, mais sans passer par un notaire. Pour le mettre en confiance, Rafika l’emmènera visiter un projet en voie de construction en lui affirmant que son futur logement s’y trouvait.
Toutefois, la victime se rendra compte qu’il a été victime d’une escroquerie après de la mise en cause qui lui a remis les clés d’un appartement qu’il occupera durant quatre jours… avant d’être surpris par l’arrivée d’un autre prétendu bénéficiaire qui lui explique que le logement lui appartient.
Les investigations entreprises détermineront que les documents en possession d’Amine avaient été falsifiés. Le notaire qui les avait prétendument établis a démontré que les actes utilisés, qu’il était supposé avoir établis, étaient différents des siens. De son côté, le directeur de la Banque Nationale d’Algérie expliquera que les cachets utilisés étaient des faux.
Interpellée et entendue, Rafika expliquera que c’est son époux Merouane qui, au cours de l’année 2021, lui avait demandé d’aider les deux personnes qui voulaient acquérir un logement, sachant qu’elle connaissait une certaine K. Leila, qui avait été employée par un promoteur immobilier. Elle dira avoir pris contact avec elle, lui demandant de l’aider dans cette opération. Mais les enquêteurs, qui avaient trouvé les éléments constitutifs d’une escroquerie, ne trouveront pas trace de la dénommée Leila. Ils lanceront un mandat d’arrêt contre elle de même qu’ils se mettront à la recherche du mari qui avait disparu dans la nature.
A la barre du tribunal criminel, B. Rafika se piègera dans des déclarations contradictoires alors que Leila (entretemps, elle a été interpellée) niera toutes les accusations qui pesaient sur elle. Cité à témoigner, le propriétaire d’un bureau de comptabilité confirmera que les deux femmes B. Rafika et K. Leila avaient déjà travaillé chez lui.
Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public requerra 15 ans de réclusion contre les deux mises en cause mais le tribunal jugera que la dénommée Leila n’avait rien à se reprocher et l’a acquittée.
Zemmouri. L