L’affaire des 3.840 comprimés d’ecstasy jugée: 12 ans de réclusion pour deux éléments du réseau de Cachir

Le tribunal criminel de première instance de la Cour d’Oran a condamné, ce dimanche, D.O., et L.G., arrêtés suite à la saisie de 3.840 comprimés d’ecstasy, à 12 ans de réclusion alors que la perpétuité a été prononcée par contumace contre B.B. et A.A., alias « Aziz cachir » se trouvant actuellement en fuite. Les quatre accusés devaient répondre du grief de trafic de psychotropes par bande organisée. Selon l’arrêt de renvoi, cette affaire remonte au 2 octobre 2022, suite à des informations qui sont parvenues aux services de la police d’Ain Témouchent concernant un important réseau de trafic de psychotropes dont les membres s’apprêtaient à importer du Maroc, vers Oran, une importante quantité d’ecstasy. Selon les mêmes informations, une partie de ces psychotropes allait être dirigée vers la commune d’El Amria puis vers la plage de Sassel ; le narcotrafiquant à la tête de cette opération n’étant autre que Aziz cachir qui gère son business à partir du Maroc.
Pour mettre fin à ce trafic, une décision d’infiltrer ce réseau a été prise suite à l’autorisation du procureur du tribunal d’El Amria. C’est ainsi que l’agent désigné comme étant la personne devant réceptionner ces psychotropes entra en contact avec les mis en cause. D.O., l’a ainsi contacté par téléphone lui fixant rendez-vous au niveau de la plage de Sassel. Il lui expliqua que le prix du transport d’un comprimé est fixé à 50 da, et que 3.000 comprimés doivent été transportés de Sassel vers Oran. C’est ainsi que le lieu de la réception a été fixé puis changé à la dernière minute par mesure de précaution. C’est au moment de remettre ces psychotropes à celui qu’il croyait être un client que D.O., se trouvant à bord d’une Seat Ibiza, a été arrêté en flagrant délit, même s’il résista avec la rage du désespoir, en possession de deux sachets contenant respectivement 2.950 et 980 comprimés d’ecstasy. Confronté à ces faits D.O., a avoué qu’avant cette saisie, il avait été contacté par un certain B.B appelé «Maqla » au niveau du quartier de Tir au pistolet à Oran. Ce dernier, très connu dans ce trafic et celui de la contrebande des boissons alcoolisés, lui avait demandé de travailler pour lui contre 10.000 DA le sachet. Toujours en cours l’identité de ce fameux « makla » a été établit qu’il s’agit de B.B. Un autre suspect a été arrêté en l’occurrence L.G., qui a nié toutes les accusations retenues contre lui.
A la barre du tribunal criminel, les deux mis en cause présents à l’audience, ont tenté de se disculper, expliquant qu’ils ne sont que des transporteurs. Le représentant du ministère public a requis la peine maximale prévue par la loi.
Zemmouri. L

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