Il menace une employée du consulat de France: Huit mois de prison en appel

Un père de famille a comparu ce dimanche devant la Cour d’appel d’Oran pour menaces proférées à l’encontre d’une employée du consulat de France. À l’issue de l’audience, le tribunal a confirmé sa culpabilité et l’a condamné à huit mois de prison ferme.

La partie civile dans cette affaire était représentée par la responsable du service des visas du consulat, B.K., ainsi que par le consul de France à Oran. La défense de ces derniers a réclamé un dinar symbolique à titre de dédommagement moral.
Le prévenu, B.A., avait déjà été condamné en première instance à 18 mois de prison ferme, une peine que le parquet souhaitait voir aggravée lors du procès en appel.
Les faits remontent au 10 août dernier, lorsque le responsable du courrier au sein du consulat avait découvert une lettre de menaces adressée à B.K. L’enveloppe, estampillée du cachet de la poste d’Ibn Sina, contenait une simple feuille blanche sur laquelle étaient inscrits des propos inquiétants visant la responsable du service des visas.
Alerté, le consul avait immédiatement prévenu la destinataire de la lettre et déposé plainte. Une enquête fut alors ouverte. Grâce à l’exploitation des images de vidéosurveillance autour du bureau de poste concerné, les enquêteurs ont rapidement identifié le suspect.
Lors de son arrestation, le mis en cause a reconnu avoir rédigé la lettre, tout en affirmant qu’il ne s’agissait que de « simples menaces », sans intention de passage à l’acte. La victime, de son côté, a déclaré avoir ressenti une forte crainte en raison du fait que l’auteur connaissait son adresse personnelle.
Devant la Cour, le consul a confirmé que le contenu de la lettre comportait des menaces explicites et directes à l’encontre de l’employée.
Au cours de l’audience, la fille du prévenu a également été entendue. Elle a précisé avoir travaillé pendant trois ans au consulat de France à Oran avant que son contrat ne soit pas renouvelé, une décision qui, selon la défense, aurait profondément affecté son père et provoqué sa réaction impulsive.
Zemmouri L.

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