Prévention de l’obésité chez l’enfant: Sensibilisation sur le rôle des parents

Le président de la Société algérienne d’obésité et maladies métaboliques (SAOMM), le Pr. Ammar Tebaibia, a insisté vendredi à Tizi-Ouzou, sur l’importance de sensibiliser les parents sur la nécessité de bannir les comportements conduisant à l’obésité est primordiale dans la prévention de cette maladie chez les enfants.
A la deuxième et dernière journée du 3e Congrès de formation universitaire en santé, abrité par la maison de la culture Mouloud Mammeri, Pr. Tebaibia, chef de service médecine interne à l’hôpital de Birtraria (Alger), a estimé primordiale de sensibiliser les parents à changer certains de leurs comportements qui nuisent à leur santé et celle de leurs enfants et qui peuvent conduire à l’obésité.

Le travail de sensibilisation et de prévention contre l’obésité, doit être focalisé sur les adultes afin de les emmener à corriger leurs comportements nocifs, dont la malbouffe et la sédentarité, afin qu’ils puissent transmettre et inculquer les bonnes pratiques basées sur un régime alimentaire sain et équilibré et l’exercice physique, à leurs enfants, a-t-il souligné.
Ce praticien a observé que les adultes en général et les parents en particulier sont, par méconnaissance, « responsables » de l’obésité des enfants. « Ceux qui sont en train de provoquer l’obésité chez les enfants, ce sont leurs parents qui achètent des produits malsains » a-t-il dit, ajoutant que ces derniers (parents) « doivent prendre conscience et changer leurs comportements » Pr. Tebaibia a expliqué que les enfants mangent ce que leurs parents leur présentent, donnant l’exemple d’un régime hypercalorique composé de produits transformés comme le chocolat (barres chocolatées, chocolat à tartiner), de jus industriel et limonades, des viennoiseries et pâtisseries.
La SAOMM, a-t-il ajouté, aspire à aider le patient Algérien souffrant d’obésité pour prévenir les comorbidités et complications, mais aussi à sensibiliser notre population sur les dangers que présente cette maladie qu’est l’obésité afin de la prévenir.

Dépistage précoce du diabète

Lors de la première journée de ce Congrès, les participants ont réitéré l’importance du dépistage précoce du diabète, en vue d’une meilleure prise en charge des patients.
A ce propos, le Pr. Rachid Malek, président de la société algérienne de médecine interne, a indiqué à l’APS que lorsqu’une personne atteint l’âge de 35 ans et que des membres de sa famille sont diabétiques, si elle est obèse ou souffre d’hypertension artérielle, elle doit faire son bilan glycémique une fois par année car la personne est exposée quand elle a des antécédents familiaux.
Ce praticien, chef de service de médecine interne au CHU de Sétif et représentant de l’Algérie auprès de la fédération internationale du diabète, a expliqué que le dépistage précoce du diabète permet de traiter le patient avec des comprimés, car le pancréas au début de la maladie fonctionne partiellement en secrétant 50% de ses capacités d’insuline.
Toutefois, si cette maladie, qui est jugée silencieuse, n’est pas dépistée précocement,  » au bout de quelques années, le pancréas cesse complètement de secréter de l’insuline et le diabétique est alors traité à l’insuline « , avec les effets secondaire lié à ce traitement dont la prise de poids, a-t-il dit.
Abordant les nouveautés dans le traitement de cette pathologie il a cité le protocole de « désinsulinisation « , par le recours à des médicaments appelés Agonistes du récepteur au glucagon-like peptide-1 (GLP-1). Ils permettent de repousser le recours à l’insuline ou d’en réduire les doses (utilisation en association avec l’insuline) chez les insulinodépendants présentant une insulinorésistance.
La « désinsulinisation « , garanti, selon lui, de réduire la dose d’insuline pour le patient et par conséquent, il perd du poids (l’un des effets de la prise d’insuline est le risque accru de prise de poids) et sa tension artérielle ainsi que son taux de lipides dans le sang baissent « .
Ce troisième rendez-vous de formation en santé est consacré à trois thèmes, le diabète, les maladies rares et l’obésité, a noté pour sa part le président du Congrès, Pr. Salah Mansour, chef de service médecine interne au CHU de Nedir Mohamed de Tizi-Ouzou. A noter que 700 participants des différentes wilayas du pays, ont pris part à ce congrès de deux jours.

Bouton retour en haut de la page