Pr Rachid Malek, Président de la SAMI à Algérie Presse : « Le dépistage du diabète est ancré dans les esprits »

Pr Rachid Malek, Président de la Société algérienne de Médecine interne (SAMI) a salué les progrès réalisés en Algérie, ces dernières années, en matière de dépistage du diabète. « Grâce au travail collaboratif, au ministère de la santé et aux sociétés savantes ainsi que beaucoup de médecins chefs et généralistes, nous avons fait beaucoup de choses et le dépistage du diabète est devenu courant. Il est ancré dans les esprits, même les familles se dépistent entre eux », a indiqué notre interlocuteur.
Pr Malek a rappelé qu’il existe, malgré tout, 30% de diabétiques qui ne veulent pas se dépister. Ce chiffre avoisinait les 50% dans les années 80. Un diabétique sur deux ne savait pas qu’il était malade à ce moment-là. « Actuellement, nous sommes à un patient sur trois. Un pas géant a été franchi et il faut continuer à sensibiliser en réalisant un dépistage gratuit », a-t-il rappelé.
Notre interlocuteur a rappelé que le deuxième défi concerne le dépistage des complications.  » Il faut faire un bilan complet des complications, y compris l’état psychologique du patient, pour un diabétique de type 1, à partir de 5 ans de diabète, et dès le diagnostic pour le type 2. Pour chaque complication, nous avons un outil de dépistage facile et peu coûteux « , a-t-il précisé.
Le Président de la SAMI a mis en avant également le développement des technologies.  » Il y a une place de plus en plus importante de la technologie dans la gestion du diabète. C’est-à-dire que les patients qui vivent avec le diabète ont besoin de connaître leur glycémie ou leur évolution de l’équilibre glycémique tout le temps à travers la mesure continue du glucose, soit par intermittence, soit en continu, C’est ce qu’on appelle les CGM, qui sont pratiquement indispensables pour les types 1, donc les enfants et les adultes jeunes. Auparavant, avait l’hémoglobine équilibré, c’est-à-dire qu’on connaissait l’équilibre glycémique mais sur 3 mois. Il faudrait que ce matériel soit disponible pour nos patients, notamment diabétiques de type 1 et les diabétiques de type 2 qui sont sous insuline. Ensuite il y a la grossesse, le Ramadhan. Il y a plein de situations où le patient et le médecin ont besoin d’avoir cet outil », a-t-il ajouté.
La technologie permet également de rapprocher le patient du médecin traitant. « La technologie actuelle, avec l’intelligence artificielle, permet de connecter le médecin et le patient en même temps. C’est-à-dire que même si vous êtes chez vous, je peux consulter votre équilibre glycémique sur mon appareil ou sur mon téléphone. Le patient peut le voir également. Ça permet de booster un peu les personnes, parce qu’en fait, quand ils voient en direct une glycémie élevée, ils se corrigent et corrigent leur traitement. La technologie permet également de faire des choses rapidement et en masse. Par exemple, si on prend un rétinographe pour le dépistage, c’est un examen qui peut être réalisé sans recourir à aucun spécialiste. Un technicien peut prendre une photo à grande échelle. L’intelligence artificielle ou le médecin qui est formé peut interpréter les résultats » a-t-il conclu.
Hamza B.

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