33e Sommet arabe à Manama / La réforme de la Ligue arabe, une priorité selon Tebboune

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a appelé les pays arabes à « placer le dossier de réforme de la Ligue arabe en tête des priorités ». Une réforme, a-t-il expliqué « dont l’urgence est de plus en plus pressante, d’autant que les motifs sont désormais connus de tous ».
Parmi elles, il cite « rattraper nos efforts manqués face aux défis de l’heure » ; « unifier nos rangs et les renforcer davantage en faveur de la défense de nos intérêts communs et de nos causes centrales » et « réhabiliter l’action arabe commune, recouvrer la quiétude du monde arabe et lui permettre de reconquérir sa position en tant qu’acteur influent sur la scène internationale ».
Un appel lancé, jeudi à Manama, à travers son allocution aux participants à la 33e session du Sommet arabe, lue en son nom par le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf.
Par ailleurs, le président de la République a livré sa vision de l’après-guerre à Ghaza qui « doit être complètement différent et opposé à l’avant-guerre » ; qui « appelle l’unification des rangs, la fédération des énergies et la mobilisation des efforts pour la relance d’un règlement du conflit qui soit sous-tendu par des bases justes, pérennes et définitives, conformément aux instruments internationaux auxquels a adhéré la Communauté internationale, dont des références, des garde-fous et une Légalité immuable » et « indéniablement, donner naissance au Projet national palestinien, consistant en l’édification d’un Etat palestinien indépendant, souverain, sans restrictions, ni conditions, ni entraves aucunes.
Il a rappelé que, dans cette optique, « nous accueillons favorablement l’élan grandissant des reconnaissances officielles de l’Etat de Palestine et le soutien accru apporté au projet de son admission en tant qu’Etat membre de plein droit à l’ONU ».
Le chef de l’Etat a en outre évoqué le « contexte international difficile et une conjoncture régionale de plus en plus complexe ». Il a ainsi déclaré que la crise qui frappe les relations internationales « est désormais une réalité dont les répercussions se font ressentir dans les quatre coins du monde ».
Il a ajouté que « la paralysie des mécanismes d’action internationale multilatérale, en tête desquels notre Organisation onusienne et son organe central, le Conseil de sécurité, n’en est qu’une preuve de plus de la gravité de cette crise aiguë qui hypothèque le présent et l’avenir de la paix, de la sécurité, du développement et de la prospérité dans le monde ».
Le Président Tebboune a également rappelé la conjoncture charnière que travers le monde arabe qui se traduise « par les menaces existentielles qui guettent nos frères à Ghaza et les dangers auxquels fait face la cause palestinienne, visant sa liquidation ». Il a appelé à une « Nation arabe unie et forte, qui soit à l’avant-garde de ses défenseurs et aux premiers rangs de ceux qui œuvrent pour l’établissement d’un Etat palestinien indépendant et souverain, comme solution juste, pérenne et définitive au conflit arabo-israélien ».
Pour ce faire, l’Algérie a réussi à « rehausser la place de la cause palestinienne au rang de cause centrale et de plus ancienne question inscrite à l’agenda de notre Organisation onusienne, mais aussi en tant que plus importante question à placer en tête des priorités de la Communauté internationale », a-t-il affirmé.
Il a aussi évoqué les autres questions de l’actualité arabe comme « la situation au Soudan, en Libye et au Yémen, pays frères, et dans le reste des pays arabes, privés de paix et de sécurité » et , en appelle, elle aussi, à un rôle arabe majeur qui puisse éteindre le feu de la discorde entre les enfants d’un même pays et les prémunir contre les menaces et les dangers qui les guettent, du fait des interventions étrangères exacerbées, et de plus en plus féroces.
Synthèse R.N
