Accord de partenariat entre l’Algérie et l’UE : Les enjeux d’une révision

Le député et président de la commission parlementaire mixte entre l’Algérie et l’Union européenne, Sid Ahmed Tamamri, a souligné ce jeudi l’effort constant de l’Algérie pour évaluer et réviser l’application concrète de l’accord de partenariat avec l’Union européenne dans le but de défendre ses intérêts nationaux.
Lors de son intervention dans l’émission «Invité de l’International» sur la Radio algérienne internationale, Sid Ahmed Tamamri a déclaré que l’Algérie était pleinement consciente des clauses fondamentales nécessitant une révision approfondie afin de mieux répondre aux besoins de son économie et de ses investissements.
Il a expliqué les raisons qui ont poussé l’Algérie à demander une révision de cet accord, lequel présente, selon lui, un déséquilibre manifeste. En effet, le volume des exportations de l’Union européenne vers l’Algérie a dépassé les 1 000 milliards de dollars en 20 ans, alors que les investissements directs liés au transfert de technologie, prévus dans les clauses de l’accord, n’ont pas dépassé les 13 milliards de dollars sur la même période, principalement concentrés dans le secteur des hydrocarbures. Ces investissements ont par ailleurs généré des bénéfices de l’ordre de 12 milliards de dollars pour les entreprises européennes.
Tamamri a également révélé que la balance commerciale entre l’Algérie et l’Union européenne s’élevait à 27 milliards de dollars durant les sept premiers mois de l’année 2024, avec une nette prédominance en faveur de l’Union européenne. Il a précisé que la quasi-totalité des exportations algériennes vers l’Europe concernent le secteur énergétique.
Le président de la commission parlementaire mixte a insisté sur la nécessité pour l’Algérie d’obtenir des engagements plus clairs de la part des États membres de l’Union européenne concernant les réglementations commerciales exigées par ces derniers.
T.F
