Au centre d’un atelier à Oran: L’élimination de la transmission des maladies de la mère à l’enfant

Un atelier de formation et de sensibilisation du personnel de la santé sur la triple élimination de la transmission de la mère à l’enfant de l’hépatite B, du VIH et de la syphilis, a été organisé mercredi à Oran en présence de plusieurs cadres du secteur de la santé.

Selon le Dr Samia Hammadi, directrice de la prévention et de la lutte contre les maladies transmissibles au ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, une stratégie a été mise en œuvre par son département avec pour objectif « une élimination de la transmission verticale, c’est-à-dire de la mère à l’enfant ». « Initialement, on était dans la protection de la transmission et puis on est passé à l’élimination. On a commencé par l’élimination du VIH et maintenant on est dans la triple élimination. Le ministère de la Santé dispose d’une stratégie aussi bien pour les hépatites que pour le SIDA. Nous avons des protocoles et un personnel qui couvre tout le territoire », a-t-elle indiqué. L’élimination, selon la responsable, ne signifie pas zéro cas, mais la diminution des contingences, ce qui rentre les objectifs du développement durable. « Il y a hélas des enfants qui naissent séropositif ou porteurs de VIH ou d’hépatite ou avec des malformations. C’est la raison pour laquelle, on travaille avec le personnel de la santé dans le cadre du Plan national du malade (PAM) et le personnel de protection maternelle et infantile (PMI) », a ajouté la directrice auprès du ministère.
Le Dr Hammadi a expliqué que la formation du personnel entre dans la cadre de la mise en œuvre de la stratégie du ministre : « Au sein du ministère, on est dans la mise en œuvre de la stratégie ancienne qui a été initiée en 2015 et d’autre part, ce genre d’ateliers de formations nous permet un échange et de faire un état des lieux réel du terrain grâce aux bonnes pratiques et aux expériences des wilayas. Pour pouvoir appliquer notre nouvelle stratégie jusqu’en 2026, ou on espère atteindre la triple élimination de la transmission mère-enfant ».
Par ailleurs, le Dr Zerta Amel infectiologue à l’hôpital Kettar d’Alger et vice-présidente de l’association Aids Algerie, partenaire du ministère, a insisté sur l’importance. « « Nous avons constaté que la transmission VIH mère-enfant reste élevée en Algerie malgré tous les moyens mis en place. Ce projet renforce la lutte contre l’élimination de la transmission mère-enfant. Il est question d’éliminer le risque de transmission d’au moins 02% pour le VIH, 3% pour l’hépatite B et 5% pour la syphilis. Les objectifs sont de promouvoir le projet et d’impliquer tous les acteurs. Il y a beaucoup de travail à faire, nous avons commencé par les formations, avant d’aller sur le terrain. C’est un projet qui s’étale sur 03 ans », a-t-elle expliqué.
Depuis une vingtaines d’années, AIDS Algérie met régulièrement en place des campagnes de sensibilisation, d’information, de communication et de plaidoyers qui se déroulent dans plusieurs wilayas du pays. L’association s’appuie sur un réseau de bénévoles et de personnes ressources, en général des universitaires, des éducateurs, des professionnels de la santé ou des fonctionnaires. L’association a pour objectif d’engager des actions d’information, d’éducation et de Communication auprès des populations ciblées, de former et informer les acteurs de la prévention du VIH/Sida ainsi que de mobiliser les leaders communautaires et institutionnels en faveur de la lutte contre le Sida.
Hamza B.

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