Tourisme : La location chez l’habitant séduit de plus en plus

Les séjours chez l’habitant connaissent un essor remarquable dans la capitale de l’Ouest algérien. «Alors que le prix d’une suite dans un hôtel 4 étoiles, a atteint 25 000 dinars la nuitée, j’ai opté pour la location d’un appartement à Aïn El Türck pour 12 000 dinars la nuitée », confie Hassan, venu en famille pour un séjour d’une semaine à Oran.
Portée par l’essor des plateformes internationales de réservation, cette formule d’hébergement attire aussi bien les voyageurs étrangers que les visiteurs nationaux, en quête d’authenticité et de convivialité. Cette formule permet une immersion dans la vie locale. Contrairement à l’hôtel, louer une chambre ou un appartement directement chez un habitant permet aux voyageurs de découvrir Oran « de l’intérieur ». Entre discussions autour d’un café, recommandations personnalisées et immersion dans le quotidien local, l’expérience séduit ceux qui souhaitent aller au-delà des circuits touristiques classiques. « Ce qui plaît, c’est le contact humain et la possibilité de vivre la ville comme un Oranais », confie Sofiane, propriétaire d’un logement à louer dans le quartier de Gambetta.
Les offres sont variées et abordables. Les plateformes en ligne proposent désormais une large gamme d’hébergements : chambres privées, studios indépendants ou appartements entiers. Les prix, souvent plus attractifs que ceux pratiqués dans l’hôtellerie traditionnelle, rendent la formule particulièrement accessible aux jeunes voyageurs ou aux familles. Sur le plan économique, cette alternative contribue également à un tourisme plus durable et solidaire, en favorisant la redistribution directe vers les habitants et les petits propriétaires.
Face à cette popularité croissante, les pouvoirs publics ont cherché longtemps à encadrer la pratique. Une circulaire interministérielle a ainsi défini la location chez l’habitant comme une formule d’hébergement touristique temporaire et onéreuse. Le logement doit être meublé, respecter des normes de sécurité, d’hygiène et de salubrité, et être proposé pour des séjours de courte durée. L’objectif affiché est double : augmenter les capacités d’accueil dans les régions à forte affluence touristique et soutenir les infrastructures hôtelières lors des périodes de haute fréquentation, notamment pendant les grands événements.
Pour les visiteurs intéressés, quelques recommandations s’imposent : comparer les offres disponibles sur les différentes plateformes avant de réserver, vérifier les avis laissés par les précédents voyageurs et s’assurer que le logement réponde bien aux critères de confort et de sécurité. À terme, les autorités envisagent d’instaurer une fiscalité adaptée et des mesures incitatives pour encourager davantage cette formule d’hébergement, considérée comme un levier de diversification touristique et de dynamisation de l’économie locale.
G. Salima
