EHU 1er Novembre d’Oran: Vers des transplantations rénales à partir de donneurs décédés

Les transplantations rénales marquent un tournant significatif en médecine, apportant espoir et guérison à de nombreux patients atteints d’insuffisance rénale.

Jusqu’à présent, ces interventions ont été effectuées à l’EHU 1er Novembre d’Oran grâce à des donneurs vivants. Désormais, cet hôpital envisage de réaliser des transplantations rénales à partir de donneurs décédés, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour les patients en attente de greffe. Lors de la journée de sensibilisation aux maladies rénales chroniques, organisée jeudi dernier par le service de néphrologie, le directeur général de l’EHU, Bar Rabah, a souligné les efforts de son établissement pour améliorer et moderniser les procédures de transplantation rénale, notamment à travers l’étude d’un projet visant à effectuer des transplantations à partir de donneurs décédés. Il a également annoncé l’acquisition prochaine d’un robot chirurgical, permettant d’effectuer des interventions avec une précision accrue et assurant une prise en charge optimale des patients. Il a également mis en avant l’engagement de l’établissement dans le dépistage précoce des maladies chroniques, grâce à un programme de sensibilisation couvrant diverses pathologies.
En Algérie, de nombreuses demandes de transplantation rénale restent insatisfaites en raison de problèmes d’incompatibilité, une situation qui pourrait être améliorée par la promotion des transplantations à partir de donneurs décédés. Un seul donneur décédé en état de mort cérébrale peut sauver plusieurs vies grâce au don de ses organes. Cependant, malgré un symposium tenu à Alger en 1985, réunissant des experts légaux, religieux et médicaux, et qui a autorisé le prélèvement d’organes à partir de personnes en état de coma dépassé (loi 85-05 du 16 février 1985), les prélèvements sur cadavres restent difficiles à mettre en œuvre. Pour faciliter l’identification des donneurs en état de mort cérébrale, un registre des refus de don d’organes a été mis en place en 2021, conformément à l’article 362 de la Loi relative à la santé de 2018. Cet article stipule que le prélèvement d’organes peut être effectué si la personne n’a pas exprimé de refus de son vivant, notamment par l’inscription sur le registre des refus, géré par l’Agence nationale des greffes (ANG). En l’absence d’inscription sur ce registre, les membres adultes de la famille du défunt sont consultés par ordre de priorité.
Pr Zerdoumi Faïza, cheffe du service de néphrologie, a déclaré lors de cette journée que l’EHU 1er Novembre réalise en moyenne trois à quatre transplantations rénales par mois. Depuis 2017, l’établissement a réalisé avec succès 100 transplantations. Pr Zerdoumi a aussi souligné l’importance de la prévention et de la sensibilisation aux maladies rénales chroniques, des maladies silencieuses qui peuvent évoluer pendant des années sans symptômes apparents. Cette caractéristique rend la détection précoce et la gestion efficace de ces maladies cruciales. Une série de conférences scientifiques et une campagne de sensibilisation devant l’hôpital ont été organisées, avec la participation de plus de 150 spécialistes. Une tente a été installée pour le dépistage précoce et la sensibilisation aux maladies chroniques liées aux reins.
Fayçal A

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