Climat : Guterres appelle les pays à l’action

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé les dirigeants lors de la sixième édition de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement (ANUE-6), tenue dans la capitale du Kenya, Nairobi, à proposer des solutions pour lutter contre le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution.
« Vos efforts sont urgents », a-t-il dit, dans un message vidéo adressé jeudi à cette grande conférence environnementale des Nations Unies, alertant que « notre planète est au bord du gouffre, les écosystèmes s’effondrent, notre climat implose et l’humanité en est responsable ».
L’ANUE est la plus haute instance décisionnelle mondiale en matière d’environnement et vise à contribuer à rétablir l’harmonie entre l’homme et la nature.
Les représentants de plus de 180 pays ont négocié des résolutions, lors de cette session qui s’achève vendredi, sur des questions allant des solutions fondées sur la nature aux pesticides hautement dangereux, en passant par la dégradation des terres et la sécheresse.
L’attention des délégués a également été portée sur les Accords environnementaux multilatéraux (AME). Ces accords régionaux et internationaux, dont certains datent de plus de 50 ans, ont contribué à protéger les espèces menacées et à limiter la pollution chimique.
Dans son message lors du segment de haut niveau de l’Assemblée, le chef de l’ONU a évoqué les conséquences des crises environnementales auxquelles la planète est confrontée, allant des rivières empoisonnées à l’élévation du niveau de la mer. Il a souligné la nécessité d’agir, notamment pour accélérer le passage aux énergies renouvelables, s’adapter aux conditions météorologiques extrêmes et assurer la justice climatique, soulignant le rôle vital de l’ANUE.
« Vous avez déjà montré que vous pouvez vous unir et obtenir des résultats, plus récemment avec votre décision historique de négocier un traité sur le plastique », a-t-il déclaré, exhortant les dirigeants « à le faire à nouveau et à aller plus loin ».
De son côté, le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Dennis Francis, a rappelé que «depuis des années, nous savons qu’un environnement sain est à la fois une condition essentielle et un facteur clé d’un avenir plus sûr, plus juste et plus prospère », centrant ses remarques sur le lien entre un environnement sain et la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), qui «sont terriblement en retard », par rapport à l’échéance de 2030.
Pour sa part, le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a évoqué le lien « inextricable, mais fragile » entre la santé des humains, des animaux et de l’environnement.
