Pour faciliter le diagnostic et le traitement du cancer: Un PET Scan pour l’EHU

Depuis une dizaine d’années, l’EHU 1er Novembre 1954 à Oran connaît une augmentation alarmante des cas de cancer. Pour faire face à cette situation, et dans le cadre de l’amélioration du système de santé, cet établissement sera bientôt doté d’un appareil PET Scan, un dispositif avancé de tomographie par émission de positons.

Cet équipement de pointe vise à faciliter le diagnostic et le traitement du cancer, offrant ainsi aux patients locaux un accès direct à des services de diagnostic de haute précision sans devoir se déplacer vers d’autres wilayas comme Tizi-Ouzou ou Alger, où cette technologie est actuellement disponible.
Cette annonce a été faite, ce lundi, par Bar Rabah, directeur général de l’hôpital, lors de l’ouverture des travaux du quatrième congrès international sur la qualité et la sécurité des soins médicaux en milieu hospitalier. M. Bar a souligné l’importance de cette nouvelle acquisition dans le cadre d’une feuille de route établie par le ministère de la Santé. Cette initiative vise à renforcer les capacités de diagnostic et de traitement à l’échelle locale, répondant ainsi aux besoins croissants des patients atteints de cancer dans la région d’Oran.
La tomographie par émission de positons (TEP), également dénommée PET ou PET Scan, est une méthode d’imagerie médicale pratiquée par les spécialistes en médecine nucléaire. Elle permet de mesurer en trois dimensions une activité métabolique ou moléculaire d’un organe. La TEP repose sur le principe général de la scintigraphie qui consiste à injecter un traceur dont on connaît le comportement et les propriétés biologiques pour obtenir une image du fonctionnement d’un organe ou de la présence d’une cible moléculaire. La TEP qui permet de visualiser les activités du métabolisme des cellules, est aussi utilisée en recherche biomédicale.
Pour rappel, l’Hôpital Universitaire 1er Novembre 1954 a recensé en 2023 près de 700 nouveaux cas de cancer. Une statistique inquiétante qui met en lumière la prévalence croissante de cette maladie dévastatrice dans la région. Les cancers les plus fréquemment diagnostiqués chez les femmes étaient ceux du sein, de l’utérus et du côlon, tandis que chez les hommes, le cancer du poumon, souvent associé au tabagisme, était le plus répandu. La tranche d’âge la plus touchée était principalement celle des personnes de plus de 50 ans, mettant en évidence l’importance du dépistage précoce et de la sensibilisation à cette maladie.
L’augmentation des cas de cancer soulève des préoccupations majeures quant aux facteurs de risque sous-jacents, tels que le tabagisme, la sédentarité, une alimentation déséquilibrée et la pollution environnementale.
Fayçal A.

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