Ce que j’en pense: Aux armes, citoyens… de seconde zone

Par Moncef Wafi

Le politologue français François Burgat a été convoqué par la police de Macron pour « apologie du terrorisme », suite à des déclarations sur Ghaza et la Palestine. Un chef d’accusation galvaudé, distribué à la ronde, « en veux-tu, en voilà, il y aura pour tout le monde » pour couper le sifflet aux détracteurs de l’entité sioniste, ceux qui s’offusquent d’un génocide en streaming et affichent leur compassion. Un avertissement à tous ceux qui revendiquent des signes extérieurs d’antisémitisme, d’après le code de procédure pénale, antichambre d’une exécution publique et médiatique.
La justice, instrumentalisée par l’Elysée sur injonction des représentants hexagonaux du grand temple de Salomon, balise la route à l’avènement de la Bête et la mégalomanie de Macron, piètre copie de Néron, ouvre grande la porte de la République à la Peste d’Albert Qamis, selon la terminologie consacrée par la littérature arabophone.
Et ils sont nombreux les Burgat à être intimidés de la sorte, des anonymes issus majoritairement de la communauté arabo-musulmane, mais également des réfractaires au règne de terreur du Palais Bourbon qui excommunie ceux qui brandissent le drapeau palestinien alors que sa cheffe arbore fièrement, en signe de soumission, un pin’s représentant le drapeau sioniste.
Burgat s’est aussi indigné que cette « complaisance irresponsable des autorités françaises » soit mise davantage au crédit d’un Etat plus antimusulman que juif. Une islamophobie qui s’émancipe depuis quelques années déjà, portée en étendard par les rachitiques du bulbe, défendue par les arabes de service et justifiée par une presse pavlovienne.
De l’aveu même de Moussa Darmanin, les actes islamophobes ont augmenté de 30% en France en 2023 par rapport à 2022. Le Collectif Contre l’Islamophobie en Europe (CCIE) a indiqué, lui, une augmentation de 57 %. Et entre les deux versions, le cœur du chroniquer balance du côté des opprimés.
Aujourd’hui et demain, les Français blancs et accessoirement des autres couleurs sont appelés aux urnes pour élire leurs représentants au Palais Bourbon. De quoi je me mêle et en quoi ça nous regarde, nous, de l’autre rive de la Méditerranée ? A vrai dire, ces élections sont une affaire franco-française, toutefois qui a tendance à déborder jusque dans nos rues. Si leur Parlement venait à prendre une teinte brune alors il s’en est fait de nous. Marseille redeviendra françoise et nos visas, un kleenex inutile. On sonnera la chasse au basané et les villes se transformeront en champs de tir. Les émigrés seront parqués dans des enclos avant de les embarquer de force dans des paquebots en direction de l’acte de naissance.
Bientôt, ça sera la guerre en France. Des armes sont utilisées un peu partout dans les départements. Paris brandit la menace extérieure qui cherche à déstabiliser le pays, à créer le chaos et à médiatiser des événements locaux pour obliger l’Otan à intervenir. Une guerre confessionnelle et un début de nettoyage ethnique, visant la France BBR (Blacks, Beurs, Roms). Le monde entier découvre, alors, horrifié le drame qui se joue à huis clos. L’Algérie est obligée d’intervenir militairement pour faire évacuer ses ressortissants. Le conflit est déclaré entre les deux pays…

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