Une dispute tourne mal à Haï Yasmine: Dix ans de prison ferme pour une main coupée

Le tribunal criminel d’appel d’Oran a condamné B.A. à dix ans de prison ferme pour coups et blessures volontaires ayant engendré un handicap à vie, aggravant ainsi la peine de huit ans prononcée en première instance.
Les faits de cette affaire remontent au 20 août 2020 au niveau de haï el Yasmine lorsqu’une dispute entre un jeune (mineur à l’époque des faits) et une femme d’un certain âge. Cette dernière rapportera la scène et les obscénités proférées par le «mal-élevé» à son neveu qui ira demander des comptes au mineur. L’échange verbal entre les deux antagonistes se transformera vite en échange de coups, le neveu usant d’un couteau avec lequel il blessera gravement son adversaire à la main. La lésion est tellement grave que la victime finira par perdre la main et, deux opérations chirurgicales plus tard, une partie du bras.
Arrêté, le mis en cause reconnaitra les faits mais dira qu’il n’avait jamais envisagé de frapper la victime : «Le couteau lui appartient. Je me suis juste défendu», dira-t-il à la police. Présenté au procureur, il a été écroué pour les chefs d’accusation cités plus haut.
Notons que la victime faisait l’objet de mandat d’arrêt et avait déjà effectué des séjours en prison pour différents délits.
A la barre du tribunal criminel d’appel, le prévenu tentera de se disculper en insistant sur le fait que c’est une dispute qui a mal tourné et qu’il n’avait pas l’intention de frapper la victime.
La défense de la partie civile présentera à la cour les photos de la main de la victime, expliquant qu’outre le handicap provoqué par le coup de couteau, il faut tenir compte du traumatisme psychologique qu’il devra trainer toute sa vie.
Le représentant du ministère public expliquera que le comportement violent du mis en cause a anéanti toute une vie et requit 20 ans de réclusion.
La défense, elle, plaidera les circonstances atténuantes en insistant sur le fait que c’est la mauvaise prise en charge médicale de la victime qui a entrainé ce handicap à vie. Elle soulignera également qu’étant sous le coup d’un mandat d’arrêt, la victime avait préféré fuir les urgences que de recevoir les soins adéquats.
Zemmouri. L

Bouton retour en haut de la page