Le NFP vainqueur du second tour des législatives : La France barre la route à l’extrême-droite

La Gauche unie est sortie vainqueur du second tour des législatives en France reléguant à la troisième position le RN et ses alliés ; à la deuxième place, la majorité présidentielle.
La nouvelle Assemblée n’aura pas grand-chose à voir avec la précédente. Appelés aux urnes ce dimanche pour le second tour des élections législatives, les Français permettent au Rassemblement national (RN) et ses alliés au sein des Républicains d’obtenir davantage de sièges qu’en 2022… mais dans une ampleur beaucoup moins forte qu’attendue, tandis que l’union de la gauche serait la force politique la plus représentée à l’Assemblée.
A ce propos, le chef de file de La France insoumise (LFI) a pris la parole depuis le restaurant La Rotonde Stalingrad, situé face au canal de l’Ourcq, à Paris, où son mouvement tient sa soirée électorale, tout juste après 20 heures. Jean-Luc Mélenchon a salué la mobilisation électorale pour « arracher un résultat que l’on disait impossible », soit une victoire de la gauche
« Notre peuple a clairement écarté la solution du pire pour lui. Ce soir le RN est loin d’avoir la majorité absolue », s’est-il félicité, estimant qu’il s’agit là d’« un immense soulagement pour des millions de personnes qui constituent la nouvelle France ».
« Une majorité a fait un autre choix pour le pays », que l’extrême droite, a ajouté M. Mélenchon, estimant que désormais « la volonté du peuple doit être confirmée ». « Le président doit s’incliner », face aux résultats de la gauche, qui devient majoritaire à l’Assemblée, sous la bannière de la coalition du Nouveau Front populaire, a-t-il lancé. Appelant Macron à nommer un nouveau premier ministre issu de l’alliance des partis de gauche : « Le premier ministre doit s’en aller (…)
Le président a le devoir d’appeler le nouveau Front populaire à gouverner, celui-ci y est prêt ». Selon Jean-Luc Mélenchon, le NFP « appliquera rien que son programme, tout son programme ». Le créateur du mouvement « insoumis » n’a pas précisé, qui, selon lui, devrait prendre la tête d’un gouvernement de gauche.
Nous y reviendrons.
R.I
