cinq mois d’accidents de la route en Algérie: Oran arrive à la première place

Dans un bilan rendu public hier, la Délégation nationale à la sécurité routière (DNSR) a annoncé que l’Algérie a enregistré 11.162 accidents qui ont fait 1.446 morts et 14.852 blessés durant les cinq premier mois de 2024.

Et contrairement aux années passées -mais sans surprise aucune- c’est la wilaya d’Oran qui arrive en tête de ce classement macabre avec 512 accidents et 69 morts, suivie de près par Alger avec 496 accidents et 65 décès. Le non-respect ostensible du code de la route par de nombreux automobilistes, le manquement de certaines auto-écoles dans leur mission de formation des primo-conducteurs, le relâchement des autorités dans l’application des sanctions à l’encontre des contrevenants aux règles de conduite automobile, le laxisme de parents qui laissent trop facilement le volant à leurs enfants, expliquent en grande partie cette triste réalité.
Dans son intervention au Forum du Moudjahid, le responsable de la DNSR, Ahmed Naït El Hocine, a justement souligné que les jeunes ont été à l’origine de pas moins de 4.252 accidents, soit 30% du nombre total, et les détenteurs d’un permis de conduire de moins de cinq ans ont été responsables de 5.767 accidents, soit 41,92%.
Ahmed Naït El Hocine a également relevé une hausse importante du nombre d’accidents par rapport à la même période de l’année dernière, atteignant +7,10%. De même que le nombre de morts a augmenté de +2,99% pour la même période de comparaison.
Parmi les facteurs ayant contribué à ces accidents de la route, on retrouve naturellement l’excès de vitesse, le manque de vigilance et le non-respect des passages piétons, selon l’intervenant, qui a sous-entendu la responsabilité des auto-écoles dans cette situation en soulignant l’importance de la formation et de la participation des auto-écoles aux efforts de l’Etat visant à réduire les accidents de la route et leurs conséquences.
Rappelons que la loi algérienne impose aux auto-écoles de dispenser un total de 55 heures de cours aux apprenants dans les catégories A1, A, B et F, soit les candidats aux permis motos et véhicules légers : 25 théoriques pour l’assimilation du code de la route et 30 heures pour la conduite, dont une partie devant se dérouler en pleine circulation automobile. Mais pour des raisons nombreuses -notamment de rendement- ces établissements de formation, en tout cas dans leur grande majorité, ne se conforment pas à ce cahier de charge.
Il est peut-être temps d’agir pour réduire les hécatombes qui continuent d’endeuiller les familles algériennes.
M. Nadir

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