Pour conquérir de nouveaux marchés : Une stratégie export ambitieuse

Invité à l’émission « L’Invité du jour » sur la Radio algérienne, le directeur adjoint chargé du suivi et du soutien aux exportations au sein du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des Exportations, Abdelatif Houari, a dévoilé la nouvelle approche adoptée par les autorités publiques pour dynamiser les exportations algériennes.
Selon lui, l’État mise sur une stratégie visant à encourager et accompagner les produits à forte demande, en ciblant prioritairement les marchés du Moyen-Orient, de l’Afrique, ainsi que ceux de l’Europe, d’Australie, du Canada, des États-Unis et prochainement du Royaume-Uni. Actuellement, les exportations algériennes atteignent plus de 120 pays.
Lors de son intervention, M. Houari a précisé que la prochaine étape consistera en l’adoption des formalités organisationnelles relatives aux prérogatives du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, afin d’élaborer une stratégie nationale globale pour le développement des exportations.
Il a également souligné que l’Algérie se concentre dans l’immédiat sur les marchés arabes et africains, qui présentent un accès facilité et une forte compétitivité des produits locaux, en profitant des avantages offerts par la Zone de libre-échange africaine, mise en œuvre dès 2024 et regroupant actuellement 30 pays, ainsi que du Marché arabe commun.
« Les secteurs prometteurs incluent les industries agroalimentaires – notamment les agrumes, fruits, dattes, tomates et oignons –, la pharmaceutique et les secteurs électriques, particulièrement dans la production d’appareils, de transformateurs et de turbines », a expliqué M. Houari. Il a également évoqué le succès récent des entreprises nationales dans le domaine de l’exportation de produits de niche, notamment dans le secteur des « tigres » (produits exportés vers l’Asie), une stratégie qu’il entend intensifier à court et moyen terme.
Par ailleurs, M. Houari a rappelé que la politique économique adoptée par les autorités repose sur l’idée que le véritable acteur de ce domaine est l’opérateur économique. Selon lui, le rôle de l’État se limite à accompagner les exportateurs et à éliminer les obstacles bureaucratiques, administratifs, douaniers et logistiques, particulièrement pour ceux qui opèrent sous contrats internationaux.
Les chiffres récents illustrent ce dynamisme : le nombre d’exportateurs a bondi, passant de 200 à 2000 en janvier, tandis que les exportations vers l’Arabie saoudite ont atteint 535 millions de dollars et celles destinées à la Mauritanie 135 millions de dollars. De plus, 10 % du volume total des exportations algériennes est désormais destiné aux pays africains, une part jugée insuffisante par le gouvernement qui vise à renforcer la position de l’Algérie comme acteur majeur dans les échanges commerciaux intra-africains, notamment grâce aux incitations douanières déjà approuvées par 30 pays.
Enfin, M. Houari a évoqué l’émergence d’une nouvelle génération d’entreprises exportatrices proposant des produits de haute qualité, et a souligné la nécessité d’accorder à ces acteurs une visibilité accrue lors d’événements économiques nationaux et internationaux, en invitant les représentants du corps diplomatique étranger à découvrir leurs innovations pour conclure des partenariats solides.
M. Salah
