Citée pour « terrorisme d’Etat » : Alger dénonce l’inconsistance des propos français

À la suite de l’interview accordée par le procureur national antiterroriste français, Olivier Christen, à Franceinfo, une source autorisée du ministère algérien des Affaires étrangères a dénoncé des propos jugés « désinvoltes, inconsidérés et irresponsables », après que l’Algérie a été mentionnée dans le cadre de procédures ouvertes pour « terrorisme d’État ». La même source a qualifié cette accusation d’« injustifiée », estimant qu’elle constitue une « vaine agression » contre l’Algérie, dans un contexte français décrit comme « délétère » et en quête de dérivatifs aux difficultés internes.
Pour rappel, le procureur Christen a révélé l’existence de huit procédures visant notamment l’Iran, la Russie et l’Algérie. Trois dossiers concernent Téhéran, tandis que cinq autres portent «principalement » sur Moscou et Alger. Cette mise en cause intervient dans un climat diplomatique déjà tendu entre Paris et Alger, marqué ces dernières années par des différends autour de la mémoire coloniale, des restrictions de visas et de la coopération sécuritaire.
L’affaire Amir Boukhors, dit Amir DZ, illustre ces tensions. Très actif sur les réseaux sociaux, il avait affirmé avoir été enlevé en France en 2025 avant d’être relâché. L’enquête du parquet national antiterroriste (PNAT) a conduit à la mise en examen de plusieurs personnes, dont un agent consulaire algérien. La prolongation de sa détention provisoire en mars 2026 avait suscité une réaction officielle d’Alger, qui avait dénoncé une atteinte aux règles diplomatiques et une entrave aux relations bilatérales.
Ces révélations surviennent alors que la France est en alerte après une tentative d’attentat déjouée contre le siège parisien de Bank of America, impliquant des mineurs recrutés en ligne.
M. Salah

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