Dénonçant l’inaction internationale face au génocide à Ghaza: La Palestine salue le soutien indéfectible de l’Algérie

Invité de l’émission « Inebgi n-tasebhit » diffusée ce lundi sur la chaîne II de la Radio nationale, Jihad Hassan, conseiller de l’ambassadeur de Palestine à Alger, a exprimé sa profonde gratitude envers l’Algérie pour son soutien historique et constant à la cause palestinienne. Il a salué l’attachement indéfectible de l’Algérie à cette cause, illustré par la célèbre déclaration du président Boumediène : «Nous sommes avec la Palestine, qu’elle soit dans son droit ou dans son tort », reprise plus récemment par le président Abdelmadjid Tebboune lors du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba.

Jihad Hassan a dressé un bilan dramatique de la situation actuelle à Ghaza, qualifiant les événements d’« extermination de masse » passée sous silence. Selon lui, les chiffres sont alarmants : environ 65 000 morts, 200 000 blessés, 12 000 femmes tuées, 2 500 familles rayées du registre civil et plus de 2,4 millions de déplacés. Gaza est, selon ses mots, « une terre détruite, privée de nourriture, d’eau, de médicaments et d’électricité ». Il a dénoncé le mutisme de la communauté internationale : «Pourquoi ce silence ? Jusqu’à quand ? »
Le diplomate a également salué la position courageuse défendue par l’ambassadeur algérien auprès de l’ONU, Ammar Bendjama, lors de la réunion du Conseil de sécurité en mai dernier. Il a affirmé que l’intervention algérienne a mis à nu les contradictions de l’Occident, qui se proclame défenseur des droits de l’homme tout en fermant les yeux sur la tragédie palestinienne. Il a également souligné que l’Algérie a su faire face à de fortes pressions, allant jusqu’à isoler diplomatiquement les États-Unis, les forçant à recourir au veto contre une résolution appelant à un cessez-le-feu.
Jihad Hassan a également dénoncé l’hypocrisie américaine dans le conflit israélo-iranien, estimant que Washington et Tel-Aviv sont indissociables dans leur logique de domination. Il a appelé à renforcer l’unité palestinienne, à investir dans l’éducation et la formation des jeunes, considérant le capital humain comme la principale arme de résistance face à l’occupation israélienne.
M.S

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