Ils ont volé un diadème d’un milliard: Six ans de prison pour les cambrioleurs de Protin

Le tribunal criminel d’appel a condamné cette semaine les dénommés T. Hasni et B.M. Toufik, âgés de 24 ans, à six ans de prison pour association de malfaiteurs et vol qualifié. La peine de 20 ans de réclusion criminelle par contumace a également été prononcée contre B. Djamel, un complice en fuite assortie d’un mandat d’arrêt.
Les faits remontent au mois de janvier 2022 lorsqu’une personne déposera plainte au niveau de la sixième sûreté urbaine pour un vol commis au domicile de son beau-frère situé à Protin. Etant chargé de garder la maison en l’absence de son propriétaire, le plaignant a indiqué qu’en se rendant ce matin-là chez son beau-frère, il avait trouvé la porte et une fenêtre du domicile fracturées et la maison vidée de ses effets. Rentré en urgence, le beau-frère en question déclarera qu’on lui avait notamment volé 600 millions de centimes, 6.000 euros, un diadème en or serti de pierres précieuses dont la valeur a été estimée à plus d’un milliard de centimes, des montres de valeur et d’autres objets.
Les premières investigations détermineront que les malfaiteurs avaient pris leurs précautions puisqu’aucune empreinte n’ayant pu être relevée sur les lieux du vol. Toutefois les caméras de surveillance des voisins permettront aux enquêteurs de déterminer que les mis en cause surveillaient la maison depuis bien longtemps et posaient des feuilles de papier sous la porte d’entrée pour savoir si les occupants étaient présents.
Sur les enregistrements des caméras le jour du vol, les enquêteurs ont remarqué une Renault Clio qui semblait roder autour de la maison. Un moment donné, deux personnes en sont descendues et enjambé le mur à l’aide d’une échelle. Au cours du vol, les mis en cause ont imprudemment enlevé leurs cagoules, ce qui a permis de voir leurs visage et d’identifier l’un des deux qui n’est autre que le fils de la femme de ménage sur laquelle des soupçons s’étaient déjà portés. L’enquête a également déterminé l’existence d’un troisième acolyte qui parviendra à prendre la fuite.
T. Hasni et B.M. Toufik seront, eux arrêtés et inculpés. Le fils de la femme de ménage, au départ poursuivie pour complicité, déchargera sa mère en affirmant qu’il l’avait suivie à son insu pour mettre établir son plan de cambriolage. Elle bénéficiera d’un non-lieu.
A la barre du tribunal criminel, et devant les preuves accablantes, les deux mis en cause n’auront pas d’autre choix que de reconnaitre les faits. Le représentant du ministère public requerra la peine de quinze ans de réclusion contre les deux accusés présents à l’audience et vingt années contre celui se trouvant en fuite.
Zemmouri L.

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