Flambée du prix du café : L’Algérie prend des mesures

Le prix du café, une boisson très largement consommée en Algérie, a subi une envolée record sur le marché international. L’Algérie vient de prendre des mesures pour limiter la hausse ces prix sur le marché domestique de ce produit de large consommation. Accompagnement fiscal, plafonnement des marges bénéficiaires, un couloir vert…, le gouvernement planche sur plusieurs mesures anti-inflation de ce produit très populaire. Ces mesures ont été prises lors d’une réunion du gouvernement.
Sur le marché national qui dépend totalement des importations, le prix d’un paquet de café moulu de 250 grammes est vendu à 400 dinars contre 340 dinars, il y un mois, et 250 dinars il y a sept mois. Le prix du café a augmenté quatre fois en un mois. Dans les cafés populaires d’Alger ou d’Oran, la tasse de cette boisson chaude est vendue entre 50 et 80 dinars, contre 30 à 40 dinars, il y a une année. Dans les quartiers huppés des grandes villes et dans les aéroports, le prix du café a atteint 400 dinars la tasse.
Pour faire face à la hausse du prix du café, une réunion ministérielle s’est tenue, samedi dernier, sous la présidence du Premier ministre, Nadir Larbaoui. La réunion s’est tenue conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a indiqué un communiqué des services du Premier ministre. Cette réunion a été marquée par la présence du président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA) et nombre d’opérateurs économiques du secteur concerné. Selon un communiqué des services du premier ministre, cette réunion a été consacrée à la « prise des mesures nécessaires, dans le contexte de la hausse des prix mondiaux du café et de son impact sur le marché local ».
À l’issue de cette réunion, trois mesures ont été prises pour faire face à la hausse des prix de ce produit, selon le communiqué. La première mesure consiste en un « accompagnement fiscal aux opérateurs économiques actifs dans ce domaine ». La deuxième décision a trait au « plafonnement des marges bénéficiaires pour l’importation, la distribution en gros et au détail » du café. Enfin, la troisième mesure se décline par la « création par les autorités douanières d’un couloir vert spécial pour les importateurs, afin de faciliter les procédures d’importation de ce produit ».
Sur le marché international, les prix du café ont continué de progresser et pulvérisé des records jamais vu ces 16 dernières années. « Les prix de la variété robusta ont touché, hier, un plus haut niveau depuis 2008, à 3 905 dollars la tonne », selon l’agence de presse AFP. Des experts cités par cette agence expliquent la hausse des cours de cette variété de café par « un important repli de la production au Vietnam et une plus forte consommation en Chine ». « Cette tendance haussière est influencée par des facteurs tels que la baisse de production au Vietnam et des tensions géopolitiques affectant les chaînes d’approvisionnement. Le café robusta souffre aussi des conditions météorologiques défavorables. Le bassin de production, au Vietnam, a subi les conséquences d’une sécheresse historique », décryptent les mêmes analystes cités par l’AFP.
G. Salima
