Ouganda : 24 morts dans l’effondrement d’une décharge à Kampala

La catastrophe s’est produite aux premières heures de la journée de samedi. Des témoins ont rapporté avoir entendu des craquements avant que l’immense décharge ne s’effondre. La décharge, située au nord de Kampala, a cédé sur des habitations construites en contrebas de l’impressionnante montagne d’ordures.
24 personnes ont été englouties selon les premiers bilans dressés par les autorités ougandaises. Et le décompte tend à s’aloudir.
Le porte-parole de la police de Kampala, Patrick Onyango, a indiqué sur les lieux du drame que 14 corps avaient été retrouvés samedi, et quatre autres dimanche, portant le bilan à 18 morts. Il a par ailleurs indiqué que 14 personnes ont pu être sauvées, ajoutant que les recherches se poursuivent sur ce site de 14 hectares connu des autorités de la ville pour sa dangerosité.
Le président de l’Ouganda, Yoweri Museveni, a ordonné aux forces spéciales de l’armée de participer aux recherches de survivants, avant de demander qui avait autorisé des habitants à vivre près «d’un tas potentiellement toxique et dangereux». Créée en 1996, la décharge de Kiteezi accueille la quasi-totalité des déchets collectés à Kampala.
Le maire de Kampala, Erias Lukwago, a déclaré que la décharge «était pleine à craquer», avant d’affirmer que «c’est un désastre et cela devait arriver».
Il y a huit mois, un autre responsable ougandais de la Kampala Capital city Authority (KCCA) qui gère le site, avait qualifié la situation autour de cette décharge de «crise nationale».
Selon les médias locaux, des maisons, des habitants et des animaux d’élevage ont été engloutis sous des montagnes de déchets après cet éboulement, provoqué samedi matin par de fortes pluies. «En travaillant avec d’autres agences, nous évaluons la situation et aidons toutes les personnes en détresse», a fait savoir le porte-parole de Kampala, Daniel Nuweabine, qui assure que les recherches d’éventuels survivants se poursuivent.
