Transformation économique : La Banque mondiale salue l’Algérie

Dans un rapport récemment publié, la Banque mondiale dresse un tableau optimiste de l’évolution économique de l’Algérie, affirmant que le pays « s’engage sur une voie audacieuse vers la diversification économique », rompant progressivement avec sa dépendance historique aux hydrocarbures.
Intitulé « Comment l’Algérie bâtit une économie dynamique pour l’avenir », le rapport met en lumière une série de réformes et d’initiatives qui ont commencé à porter leurs fruits. Parmi les indicateurs phares : un triplement des exportations hors hydrocarbures en 2023 par rapport à 2017, principalement dans les secteurs des engrais, du ciment et de la sidérurgie.
La Banque mondiale salue notamment les avancées réglementaires avec la promulgation de la loi sur l’investissement en 2022, qui offre un éventail de mesures incitatives — fiscales, douanières et administratives — favorables à l’attractivité du pays. Cette loi est soutenue par des outils digitaux comme la plateforme en ligne de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), visant à fluidifier l’expérience des investisseurs.
Autre initiative saluée : le système numérique portuaire algérien, lancé en 2021 avec l’appui de la Banque mondiale. Ce guichet unique a permis de raccourcir considérablement les délais de traitement des marchandises dans les ports en réunissant sur une même interface tous les acteurs logistiques et douaniers.
Le secteur agricole n’est pas en reste. Les exportations de produits alimentaires frais sont en forte hausse, soutenues par l’expansion des capacités de certification de qualité. L’organisme algérien d’accréditation « Algiérac » a vu le nombre de laboratoires accrédités grimper de 77 en 2021 à 135 aujourd’hui, soit une augmentation de 75 %.
Malgré ces progrès, la Banque mondiale invite à aller plus loin. Elle recommande notamment de renforcer la productivité, de diversifier les marchés d’exportation, de réduire les émissions industrielles, et de renforcer les capacités institutionnelles. Elle appelle aussi à soutenir les chaînes de valeur dans les secteurs porteurs comme les énergies renouvelables et les technologies de l’information.
Le représentant résident de la Banque mondiale en Algérie, Kamel Brahim, a conclu que « l’Algérie dispose de tous les atouts pour réussir son intégration dans les chaînes de valeur mondiales », mais que « le défi réside désormais dans l’élimination des obstacles structurels et l’amélioration de la compétitivité ».
Ch.G

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