Entrepreneuriat féminin : ANGEM – 1.000 femmes/1.000 projets »

Le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a présidé mardi à Alger le lancement officiel du programme « Défi ANGEM : 1000 femmes/1000 projets », une initiative portée par l’Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM). Ce dispositif vise à promouvoir l’autonomisation des femmes et à renforcer leur rôle dans l’économie nationale.
Ce défi prévoit l’accompagnement et le financement de projets dans plusieurs secteurs, notamment la transformation et la conservation des fruits et légumes, ainsi que le conditionnement des produits alimentaires. Ces activités sont considérées comme stratégiques pour la valorisation des ressources locales, le renforcement de la sécurité alimentaire et la création d’emplois.
Le ministre a souligné que cette initiative contribuera à accroître la participation des femmes à l’activité économique et à leur permettre de lancer des microprojets rentables. Il a rappelé que la femme algérienne joue également un rôle essentiel dans la préservation du patrimoine traditionnel et le développement des compétences, en particulier dans les domaines artisanal et alimentaire, favorisant ainsi l’intégration dans les chaînes de valeur et l’accès progressif aux marchés.
M. Ouadah a affirmé que son département soutient ce type d’actions dans le cadre de la construction d’une nouvelle économie fondée sur la connaissance et la technologie, au service de la diversification de l’économie nationale et du renforcement de la sécurité alimentaire.
De son côté, la directrice générale de l’ANGEM, Souad Bendjemil, a indiqué que l’Agence ambitionne, à travers ce défi, d’accompagner et de financer au moins 1000 femmes dans différentes wilayas du pays. Cette démarche s’inscrit dans la concrétisation du programme du président de la République, axé sur la construction d’une économie productive et diversifiée, l’encouragement de l’initiative et l’élargissement de la base d’activité, notamment par le soutien aux micro-entreprises.
Mme Bendjemil a précisé que le projet repose sur une approche intégrée qui ne se limite pas au financement. Il inclut également l’accompagnement technique, la formation, le réseautage et la mise en place de mécanismes de commercialisation, avec un recours accru à la numérisation pour renforcer la durabilité et la compétitivité des projets. Elle a insisté sur l’importance de soutenir les secteurs prometteurs, tels que la transformation et la conservation des produits agricoles, ainsi que l’emballage alimentaire, qui contribuent directement à la valorisation des ressources locales, à la sécurité alimentaire et à la création d’emplois.
Ch.G
