Tribunal El Othmania d’Oran: L’affaire du centre d’appels s’ouvre demain

Après un premier report, l’affaire du centre d’appels s’ouvre, demain au tribunal El Othmania. Trois prévenus, se trouvant sous contrôle judiciaire, doivent répondre de l’accusation de collecte de dons sans autorisations. Cette affaire remonte au 23 janvier dernier lorsque les éléments de la 10e Sûreté urbaine de la wilaya d’Oran sont informés de l’existence d’un centre d’appel qui active clandestinement. Aucune indication signalant la nature des activités de ce centre n’est visible à la porte d’entrée de cette société qui fonctionnait sans l’aval de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Communications Électroniques (ARPCE). La cible de ce centre était la France, utilisant un matériel électronique sophistiqué pour contacter d’éventuels donateurs français leur faisant croire que les appels étaient émis mis par des compatriotes qui collectent de l’argent pour des activités caritatives, des associations et des organisations étatiques hexagonales.
Suite aux investigations policières, le gérant de cette entreprise est interpellé alors qu’il se trouvait à bord de son véhicule. La fouille de ce denier a permis de saisir une sacoche contenant des documents, une somme d’argent ainsi qu’un téléphone portable. Par ailleurs, la perquisition effectuée au niveau du local de cette société en présence de son responsable a révélé l’existence d’une grande salle équipée de plusieurs ordinateurs. Interrogé, le gérant et propriétaire de cette société réfute les griefs portés contre lui. Les investigations permettent aussi d’interpeller deux autres prévenus mis en cause pour ces mêmes faits puisqu’il a été déterminé un lien entre les suspects. Là aussi, ces derniers feront des déclarations identiques au premier en niant les accusations portées contre eux. L’un d’eux a expliqué posséder une agence de communication et que ses activités s’arrêtent à faire de la publicité pour des entreprises. Notons que lors de cette même enquête, il a été déterminé, suite aux déclarations du premier mis en cause, qu’un lien d’activité existe avec un ressortissant français possédant un centre d’appel en France plus exactement à Paris, spécialisé dans la collecte de dons. Le nom de deux ressortissants marocains ont également été cités.
Zemmouri. L
