209 g de cocaïne saisis dans une tour Mobilart : L’affaire jugée en appel

Jugés et condamnés en premier instance, six des sept mis en cause dans une affaire de détention, stockage et commercialisation de drogue dure, ont comparu, mardi dernier, devant la Cour d’appel d’Oran. B.M., D.DJ., B.H., A.H., L.M., et B.H. avaient été condamnés par le tribunal d’Oran à cinq ans de prison ferme suite à la saisie de 209 g de cocaïne dans un appartement dans l’une des tours Mobilart. Le septième mis en cause, B.M.Y., propriétaire de ce logement et qui avait réussi à prendre la fuite, avait écopé de dix ans de prison ferme par défaut.
Cette affaire remonte au 13 juin 2024, lorsqu’une enquête du DRS sur un réseau de trafiquants de drogue dure, qui avait élu domicile au niveau d’une tour de Mobilart, a permis de déterminer les noms des suspects et le jour de leur rencontre. C’est ainsi que le 16 juin 2024, les suspects s’étaient donné rendez-vous à l’appartement de B.M.Y., au 12e étage, pour fêter son anniversaire. La perquisition des enquêteurs a permis de mettre la main sur 209 g de cocaïne et les suspects arrêtés.
B.M. expliquera que voilà près de deux mois qu’il active dans ce trafic de drogue dure, indiquant qu’il avait accompagné B.M.Y., au cours du mois de mai pour une transaction, où il avait reçu 50 g de cocaïne qui lui a été remis par une tierce personne qu’il ne connait pas. Une quantité que B.M.Y., a vendu pour 50.000 DA. Il a précisé que le jour de la descente, il avait fixé rendez-vous avec les autres prévenus D.DJ, B.H., B.H. et L.M., dans cet appartement que B.M.Y., était en possession de 200 g de cocaïne et une balance électronique dans le but de conditionner des quantités pour leur propre consommation. Il a également ajouté qu’il a jeté un sachet en plastique de la fenêtre contenant 100 g de cocaïne, au moment où les services sécuritaires s’apprêtaient à intervenir. Quant aux autres prévenus, ils ont expliqué qu’ils étaient venu ce jour-là pour fêter l’anniversaire de B.M.Y., et que ce dernier et B.M., leur avait remis des petites quantités de cocaïne pour leur propre consommation.
Cités à la barre de la Cour d’appel, les prévenus affirment qu’ils ignoraient la présence de cocaïne lors de cet anniversaire et que leurs précédentes déclarations ont été faites sous la contrainte. B.M., a précisé que même s’il savait que B.MY., commercialisait de la cocaïne, il ne l’a jamais aidé dans ce trafic. Le procureur a requis une aggravation de la peine. Quant à la défense, elle a plaidé la requalification des faits de commercialisation à celui de consommation. L’affaire a été mise en délibération.
Zemmouri. L

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