Justice : Un procès pour apologie au terrorisme renvoyé en appel
Au lendemain d’un double appel introduit par l’accusation et la défense, le dossier d’appartenance à des groupes subversifs et d’apologie au terrorisme vient d’être renvoyé devant le tribunal criminel d’appel près la cour d’Oran, a appris Algérie Presse auprès de sources sûres.
Cette affaire remonte au mois d’avril 2021 lorsque les services sécuritaires ont constaté qu’un groupe de jeunes utilisaient les réseaux sociaux pour partager des fichiers à caractère subversif portant notamment sur el Qaida et Daech. Un des suspects, en contact avec Mohamed Larbi Zitout sur l’application Telegram, partageait les discours de l’ancien diplomate désormais installé en Angleterre.
Les investigations entreprises ont permis de localiser un premier suspect, un certain G.S, résidant à Bouyacour, daïra de Boutlélis. L’homme a été interpellé et son domicile perquisitionné. L’analyse de son téléphone a montré qu’il avait téléchargé et envoyé à plusieurs contacts une chanson faisant l’éloge de Daech, et plusieurs autres téléchargements faisant l’apologie du terrorisme.
A partir de là, les services de sécurité ont interpellé plusieurs autres éléments de ce qui apparaissait comme appartenant à un réseau d’apologie à des groupes terroristes établis à l’étranger. Il est également apparu que les suspects, qui résidaient tous dans les localités de Bouyacour et Aïn El-Kerma, avaient l’habitude de communiquer et d’échanger.
Ce qu’ils ne nieront d’ailleurs pas lorsqu’ils seront interrogés par les services de sécurité. Notons qu’un des mis en cause dans cette affaire, un certain B.B, avait déjà été jugé dans une affaire similaire et avait bénéficié d’un acquittement
Lors du premier procès en première instance, les six accusés ont rejeté les accusations d’appartenance et d’apologie à terrorisme retenues contre eux. Ils ont expliqué avoir téléchargé les fichiers (photos et écrits) par simple curiosité et non par conviction ou adhésion aux idées subversives.
Alors que le représentant du ministère public avait requis la peine dix ans de prison, le tribunal criminel a finalement prononcé des condamnations allant de trois à cinq ans d’emprisonnement contre cinq mis en cause. Le sixième accusé qui se trouvait en liberté provisoire a, lui, été acquitté.
Zemmouri L.
