Tentative d’immigration clandestine depuis une plage d’El Ançor: Des Marocains devant la justice en novembre

Reportée au 4 juillet dernier par le tribunal criminel de première instance, l’affaire de blanchiment d’argent au sein d’un groupe criminel organisé et organisation d’émigration clandestine de plusieurs personnes, impliquant des Marocains et un ressortissant espagnol, a été renvoyée devant le tribunal criminel de première instance pour novembre prochain.
Les faits remontent à mars 2023, lorsque les garde-côtes ont intercepté, en haute mer, six personnes, dont des ressortissants marocains, tentant de quitter le territoire national. A ce moment-là, deux personnes à bord d’une seconde embarcation battant pavillon espagnol ont tenté de barrer le passage aux garde-côtes en percutant leur embarcation. Sommées de s’arrêter, elles ont refusé de se rendre obligeant les garde-côtes à effectuer des tirs de sommation.
Lors de cet épisode, un des deux passagers K. Sidi Mohamed, 38 ans, a été touché par une balle à la jambe. Il sera arrêté avec une autre personne, Ch. Nabil, 28 ans, ainsi que le reste des personnes se trouvant à bord du bateau. Parmi eux, A. Abdallah, Ch. Abdelmadjid, A. Redouane et A. Nabil, tous de nationalité marocaine.
Ils expliqueront être entrés légalement sur le sol algérien par avion. Ils sont descendus à l’aéroport Houari Boumediene à Alger et ont été pris en charge par un réseau bien structuré qui les a transportés à Oran. Ils citeront le nom d’un certain El Hadj, déjà mentionné dans une affaire similaire jugée au cours de cette session. Ils indiqueront avoir versé 8 millions de dirhams par personne pour ce voyage clandestin vers l’Espagne.
Une fois à Oran, le dénommé El Hadj les a pris en charge et les a hébergés dans une habitation sise dans le quartier d’El Akid Lotfi, puis les a conduits vers la plage d’El Ançor. A une heure du matin, le bateau a démarré avec 14 personnes à son bord. Cinq minutes après avoir quitté le rivage, ils ont été interceptés par les garde-côtes. Le guide a alors décidé de rebrousser chemin ; neuf personnes ont été arrêtées, dont quatre Marocains, tandis que les autres ont tenté de prendre la fuite en plongeant dans l’eau, avant d’être rattrapés.
Entendu, K. Sidi Mohamed, un Algérien, a expliqué qu’il a résidé en Espagne pendant trois ans. Trois mois auparavant, un de ses amis nommé Abdeslam, qui se trouvait avec lui en Espagne, lui a présenté un ressortissant espagnol originaire d’Almería, un certain M.E Francisco, âgé de 28 ans, en lui suggérant que ce dernier avait l’habitude d’entrer en Algérie à bord d’une embarcation de plaisance. Et, lors de cette soirée de mars, en arrivant à trois miles des eaux territoriales, face à la plage du Cap Blanc, les garde-côtes sont intervenus. Au cours de l’opération, il dira avoir été blessé tandis que le ressortissant espagnol a réussi à prendre la fuite.
Zemmouri L.

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