Gouvernance: L’Algérie aux côtés des initiatives africaines
La présidente de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (Salima Mousserati), a affirmé samedi dernier que l’Algérie s’impose comme un partenaire actif dans les initiatives africaines visant à développer les systèmes d’intégrité et de gouvernance.
Lors d’une journée d’étude consacrée à l’indice de performance « Nazaha », Mme Mousserati a rappelé que la lutte contre la corruption est une responsabilité collective qui dépasse les frontières nationales. Elle a souligné que l’Algérie contribue par son expérience et ses pratiques au renforcement de l’action africaine commune, convaincue que l’avenir du continent repose sur la coopération et le partage des meilleures pratiques.
Dans ce cadre, l’Algérie a consolidé sa présence dans les espaces africains spécialisés et renforcé ses relations de coopération avec les institutions homologues, à travers l’échange d’expertises, le développement des capacités et la participation à des initiatives conjointes. Cette dynamique a été consacrée par l’élection de l’Algérie au poste de deuxième vice‑président de l’Association des instances africaines de lutte contre la corruption pour un mandat de quatre ans, une reconnaissance continentale de son rôle croissant dans la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance.
Mme Mousserati a insisté sur la portée symbolique de la tenue de cette rencontre sous la présidence de la République, qui traduit l’importance accordée par l’État à la transparence et à la gouvernance comme choix stratégiques dans le processus de réforme. Elle a rappelé que la protection des deniers publics passe par des institutions solides, capables de prévenir avant de réprimer, d’évaluer avant de corriger et de diffuser une véritable culture de l’intégrité.
Elle a également mis en avant les réformes engagées par l’Algérie, notamment à travers l’indice « Nazaha », qui a mobilisé 13 secteurs ministériels et 7 institutions publiques. Cet outil a permis de développer des mécanismes de contrôle interne, de dresser des cartographies des risques de corruption, de renforcer les canaux de signalement et d’améliorer les services publics grâce à la numérisation.
Enfin, elle a souligné que le choix de consacrer cette journée au secteur économique, public et privé, reflète une conviction forte : l’intégrité dans l’économie est désormais un pilier essentiel du développement durable, une condition pour améliorer le climat des affaires, renforcer la compétitivité des entreprises et instaurer la confiance entre les acteurs économiques, en phase avec les grandes transformations que connaît le pays.
D.Z
