Justice : 15 ans de réclusion pour trafic de drogue
K. Kouider, 67 ans, sa femme, M. Maghnia, 58 ans, sa fille K. Mériem, 26 ans, ainsi que B. Bachir, 31 ans, ont été jugés cette semaine par le tribunal criminel d’Oran pour trafic de drogue. Le premier prévenu a été reconnu coupable de détention et commercialisation de stupéfiants et condamné à 15 ans de réclusion criminelle. B. Bachir, employé à l’APC de Maghnia, a écopé de trois ans de prison ferme pour falsification de documents administratifs. Par ailleurs, les deux femmes, la mère et la fille, accusées de blanchiment d’argent, ont été condamnées à une année de prison avec sursis.
Cette affaire remonte au 20 février 2023, lorsqu’un camion a été intercepté avec à son bord 12 quintaux de kif appartenant à Kouider. Arrêté et confronté à ces faits, il a reconnu activer dans ce trafic depuis des années et qu’un certain Ch. Fethi lui avait acheté ce camion à son nom et lui avait demandé de le garer dans un hangar. C’est là que d’autres personnes l’ont récupéré pour le charger de stupéfiants. Il a également déclaré circuler avec de faux documents au nom de B. Boualem pour échapper à tout contrôle sécuritaire, et a mentionné le nom de B. Bachir comme étant celui qui l’a aidé à falsifier les extraits de naissance pour bénéficier d’une carte d’identité sous un faux nom ainsi qu’une carte grise.
Arrêté à son tour, Bachir a expliqué avoir simplement aidé Kouider à obtenir ces documents contre 24.000 dinars, dont il avait besoin pour la prise en charge de son fils malade.
Par ailleurs, l’enquête a révélé que Kouider avait acheté un appartement et un véhicule au nom de son épouse et sa fille. C’est ainsi que les deux femmes ont été arrêtées et inculpées de blanchiment d’argent.
Cité à la barre du tribunal criminel de première instance, K. Kouider a maintenu sa déclaration, affirmant qu’il n’avait pas fui les services de sécurité, mais qu’il résidait dans une ferme située à la frontière avec le Maroc. Bachir a également maintenu ses dires, tandis que les deux femmes ont nié avoir reçu une quelconque somme de Kouider pour l’achat de biens. Son épouse a expliqué qu’elle vivait séparée de lui, précisant qu’elle faisait plusieurs petits travaux, dont la confection de gâteaux, et qu’elle avait économisé pour acheter ce logement à Oran. Quant à la fille, elle a déclaré qu’elle était en contact avec son père sans être impliquée dans le trafic de drogue.
Le représentant du ministère public a requis 20 ans de réclusion contre le père, 12 ans contre l’employé communal et 5 ans de réclusion avec mandat de dépôt à l’audience contre les deux femmes.
Zemmouri L.