Pêche-aquaculture : Atteindre 135.000 tonnes de production en 2024

Le ministère de la Pêche et des Productions halieutiques ambitionne d’atteindre 135.000 tonnes de production halieutique en 2024, a indiqué mardi le ministre du secteur, Ahmed Badani.
Le ministre intervenait lors de son audition par la commission de l’agriculture, de la pêche et de la protection de l’environnement de l’Assemblée populaire nationale (APN). A cette occasion, M. Badani a précisé que son département ministériel ambitionnait de produire, en 2024, « près de 15.000 tonnes dans le cadre de l’aquaculture et de 120.000 tonnes dans le cadre de la pêche », rappelant que la production totale (pêche, aquaculture et pêche au thon rouge) enregistrée en 2023 (jusqu’à novembre) était de 112.000 tonnes.
Devant la commission, le ministre a passé en revue les quantités de production prévues dans la stratégie du secteur à l’horizon 2030, notamment l’objectif de 100.000 tonnes/an dans l’aquaculture, dont 40.000 tonnes/an dans l’aquaculture marine et 60.000 tonnes/an dans l’aquaculture d’eau douce.
S’agissant de la pêche, le ministère a tracé des objectifs de 140.000 tonnes/an, dont 100.000 tonnes/an dans le cadre de la pêche côtière et au large, de 31.000 tonnes/an dans le cadre de la pêche au titre d’un accord avec la Mauritanie, et de 9.000 tonnes/an dans le cadre de la pêche en haute mer (eaux internationales).
Le premier responsable du secteur a en outre rappelé que l’année dernière avait enregistré l’ensemencement de 21.500.000 alevins dans des cages flottantes, contre 19 millions en 2022, soit une augmentation de 2,5 millions d’alevins. M. Badani a aussi fait état d’un total de 42 fermes d’aquaculture marine, dont deux (2) nouvelles en 2023, ainsi que du lancement de l’installation, pour la première fois dans la capitale, de cages flottantes au niveau de deux fermes, soulignant que le nombre de fermes d’aquaculture d’eau douce était de 51 fermes, dont 10 créées en 2023, en sus du lancement de 52 nouveaux projets.

L’horizon 2030

Evoquant les principales réalisations du secteur en 2023, le ministre a fait état de la construction de trois (3) grands navires de 35 mètres et de douze (12) autres en cours de construction, dont un de 42 mètres de long, une première en Algérie.
Concernant la formation, M. Badani a fait savoir que le nombre d’étudiants formés dans les différents instituts et écoles du secteur avait atteint 12.515 étudiants, en plus de la formation de 2.092 agriculteurs et jeunes dans le domaine de l’aquaculture intégrée à l’agriculture, ainsi que du lancement des procédures de concrétisation du mécanisme de validation des acquis de l’expérience professionnelle (VAEP).
Le ministre a, par ailleurs, rappelé les mesures incitatives décidées par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, au profit des professionnels du secteur de la pêche, relevant la finalisation de l’opération d’indemnisation de 73 propriétaires de navires ayant subi des dommages suite aux intempéries du 25 mai 2023 dans les ports de Tipasa, pour un montant de plus de 60 millions de DA.
Le ministre a enfin mis en avant l’importance de la 9e édition du Salon international de la pêche et de l’aquaculture, prévu au Centre de conventions d’Oran, du 8 au 11 février 2024, sous le haut patronage du président de la République, estimant que ce sera « l’occasion de mettre en exergue les potentialités du secteur et d’attirer de nouveaux investissements ».
Rappelons que M. Badani avait indiqué, lundi à partir de Sétif, que la loi de finance 2024 « prévoit plusieurs mesures incitatives au profit des aquaculteurs en eau douce dont un soutien financier de 50.000 DA pour chaque tonne à produire de tilapia et un abaissement de 19 % à 9 % de la TVA pour les transformateurs de ce poisson ». M. Badani a révélé à l’occasion que des aires seront réservées et aménagées au profit des investisseurs dans les 58 wilayas du pays, affirmant que 43 aires sont actuellement en cours d’aménagement.
Le ministre a affirmé que son département assure l’accompagnement technique des jeunes investisseurs en aquaculture en plus de leur formation par le truchement de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat, ce qui permettra, a-t-il ajouté, d’augmenter la production aquacole et générer des emplois dans les régions du Sud et des Hauts plateaux notamment.

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