Mandat syndical: Le SG de l’UGTA demande l’aide de la justice

Le Secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens, Amar Takjout, a exprimé son ouverture au dialogue national proposé par le président de la République, Abdelmadjid
Tebboune.
Il a également souligné que l’Union défendra fermement le caractère républicain de l’État, en accord avec les luttes et les positions traditionnelles de la Centrale syndicale, qui ont nécessité de nombreux sacrifices, notamment durant la décennie noire.
Lors de sa participation au programme « Forum de la première » sur les ondes de la Radio algérienne ce lundi, Takjout a affirmé qu’il était en totale adéquation avec le programme du Président, qui appelle à réaliser une croissance économique et une bonne gouvernance tout en maîtrisant les taux d’inflation pour préserver le pouvoir d’achat des larges couches de travailleurs.
Il a précisé qu’il est essentiel aujourd’hui de travailler à l’élaboration d’une vision économique nationale à moyen et long terme, tenant compte des intérêts et des droits des générations futures, par le biais d’une rationalisation des dépenses, d’une gestion efficace et d’une lutte contre le gaspillage et la corruption. Il a déclaré notamment que « la lutte contre la spéculation n’est pas la responsabilité d’un individu ou d’une entité particulière, mais c’est une mission qui incombe à tous dans ce pays. »
Concernant son avis sur la loi régissant l’exercice du droit syndical, le SG de l’UGTA a exprimé sa satisfaction quant à son contenu, qu’il estime entre 80 et 90 % satisfaisant, notamment en ce qui concerne la numérisation qui permet pour la première fois de connaître la représentation réelle et de définir le mandat syndical. Cependant, il a reconnu avoir rencontré des difficultés pour convaincre les syndicalistes de se conformer aux dispositions de cette loi, surtout en ce qui concerne le renouvellement des structures de l’Union.
Dans ce contexte, il a indiqué qu’ »il existe une forte résistance concernant la question du mandat syndical, qui est limité par la loi à deux exercices. Certains refusent de se conformer aux dispositions de cette loi. Honnêtement, nous avons besoin d’un soutien clair des autorités publiques, notamment du système judiciaire, pour faire respecter la loi, car nous croyons fermement que l’Union générale des travailleurs doit réellement revenir aux militants. »
Il a ajouté : « Je suis un homme de dialogue et je suis ici pour réformer. Les choses doivent revenir à la normale au sein de l’Union. Je crois fermement que l’exercice syndical est avant tout un engagement et un combat. Cela nécessite un effort accru en matière de sensibilisation et d’éducation au sein du milieu syndical pour préserver le caractère républicain de l’État, qui nous garantit depuis l’indépendance une coexistence pacifique et une solidarité entre les différentes générations ainsi que le droit à l’emploi et à l’éducation gratuite. »
Ch.G
