Santé : Où en est-on du sevrage tabagique ?

Dr Youssef Boukhari, chef du service de prévention à la Direction de la Santé et de la Population d’Oran, a indiqué que les unités des hôpitaux de Plateau et Sénia ont accueilli de nombreux citoyens souhaitant se libérer du tabagisme, parmi lesquels des élèves de divers niveaux scolaires.
Chaque unité reçoit environ 250 patients par an. Toutefois, les résultats restent mitigés avec un taux de réussite inférieur à 50%, en raison du manque de motivation des patients pour poursuivre le traitement. Ce découragement est souvent lié à des facteurs psychologiques et sociaux, comme le chômage. Beaucoup commencent le processus mais finissent malheureusement par rechuter.
En 2023, la wilaya s’est dotée de deux nouvelles unités, l’une au Centre Hospitalier Universitaire d’Oran et l’autre à l’EHU 1e Novembre. Ensuite, en mars dernier, quatre autres unités ont été mises en service dans les polycliniques d’Arzew, Seddikia, du Front de Mer et d’Oued Tlelat. Ces structures, composées de médecins généralistes, d’un psychologue et d’un personnel paramédical, sont équipées pour diagnostiquer et traiter les maladies liées au tabagisme. Les fumeurs désireux d’arrêter peuvent s’y rendre pour bénéficier d’un accompagnement médical et psychologique. L’ouverture de ces unités a été motivée par la surcharge observée dans les deux premières au CHUO et à l’USTO. La direction de la santé prévoit d’ailleurs l’ouverture de trois autres unités l’année prochaine, dont une à Aïn El Türck.
W. Toufik

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