Ali Aoun : «L’usine Renault aura son agrément au moment voulu»

«L’usine d’assemblage Renault Algérie production basée à Oued Tlélat, aura son agrément au moment voulu». C’est ce qu’a déclaré, ce mardi, le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, expliquant que «Renault est en train de se mettre à niveau concernant le cahier des charges».
Renault est le premier constructeur automobile à avoir ouvert une unité de montage de voitures en Algérie, il y a dix ans, mais son usine est fermée depuis 2020, après la décision du gouvernement algérien de mettre fin au dispositif d’importation des kits SKD-CKD destinés aux unités de montage de voitures dans le pays. «Nous avons décidé de créer une industrie automobile qui doit jouer son rôle de développement du secteur de l’industrie mécanique en Algérie. Pour cela, nous procédons de manière méthodique», a argumenté le ministre.
L’usine Renault est prête pour la reprise de l’activité, mais elle n’a pas encore reçu l’agrément du ministère de l’Industrie. «Nous sommes prêts et impatients de redémarrer et servir les clients au plus vite», a affirmé récemment, Rémi Houillons, Directeur Général Renault Algérie Production (RAP). Ce responsable a souligné que «15 milliards de dinars ont été investis pour la réalisation de l’usine et des travaux de mise en conformité avec la législation en vigueur». Remi Houillons a ajouté que l’engagement de RAP envers «l’innovation est indéniable». «Notre volonté de développer le tissu de fournisseurs et les expertises locales sont fortes. Dotée d’une usine connectée, équipée de nouvelles technologies et d’une unité de recherche et développement, Renault Algérie Production ambitionne d’être un acteur majeur dans la transformation technologique de l’industrie automobile en Algérie», a-t-il assuré.
L’usine Renault d’Oued Tlélat avait repris partiellement ses activités, en juin 2021 et en septembre dernier, cependant la production s’est de nouveau arrêtée. Le cahier des charges relatif à l’industrie automobile a été révisé pour promouvoir le développement de l’industrie locale et encourager la production nationale. Renault Algérie a pu reprendre ses activités en bénéficiant du déblocage d’un stock équivalent à 3.000 voitures sous forme de kits.
Renault, comme d’autres constructeurs automobiles, est obligée de se conformer à la réglementation algérienne concernant l’importation et la fabrication de véhicules alors que le groupe public algérien Madar Holding avait repris la participation de 34% détenue par SNVI dans la société RAP. Ce changement dans l’actionnariat est intervenu dans un contexte marqué par des décisions prises par le gouvernement visant à faire baisser la facture d’importation des kits CKD/SKD destinés au montage des voitures touristiques, ainsi qu’à la fabrication des produits électroménagers, électroniques et de la téléphonie mobile.
Les marques françaises, Peugeot et Renault, ont obtenu l’agrément pour importer des voitures et approvisionner le marché algérien.
G. Salima
