Trafic international de stupéfiants :Un Tunisien condamné à 15 ans de réclusion criminelle

N. Boubakar, ressortissant tunisien âgé de 36 ans, a été condamné mardi dernier, par le tribunal criminel d’Oran, à 15 ans de réclusion criminelle pour trafic international de stupéfiants.
En juin 2021, alors qu’il se trouvait en fuite, l’accusé avait été reconnu coupable des charges qui pesaient sur lui et écopé de la perpétuité par contumace à l’occasion du procès au cours duquel ses complices, qui activaient entre le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, avaient été jugés et condamnés à 15 ans de réclusion.
Cette affaire remonte à 2018 lorsque plus de 250 kilogrammes de résine de cannabis ont été saisis et un certain Z.F. Hichem, originaire de la ville frontalière d’Oued Souf, arrêté au niveau d’une petite localité d’Aïn Sefra. Selon les déclarations du suspect, il a rencontré un certain Boubakar, ressortissant tunisien qui lui avait proposé de transporter des produits stupéfiants pour son compte. Le Tunisien, a encore ajouté Hichem, lui avait fait miroiter la somme de 100.000 DA pour chaque kilogramme de haschisch transporté. Une somme qu’il ne pouvait pas refuser. Il acceptera cette transaction et louera un véhicule pour se rendre à Aïn Sefra à la rencontre d’un fournisseur marocain et un certain El Hadj, d’origine algérienne, deux responsables d’un réseau de trafic de drogue activant dans l’Ouest algérien. Hichem ne fera pas ce voyage seul mais invitera un ami, le dénommé N.F. à l’accompagner. Parvenus à la frontière avec le voisin marocain, ils prennent contact avec le fournisseur qui leur remettra 10 colis de kif.
Sur le chemin du retour, ils évitent de justesse un barrage des services de sécurité, en empruntant une piste qui les mènera vers un pont sous lequel ils cachent rapidement la marchandise. Après avoir appelé Boubakar pour le mettre au courant du contretemps, et essuyé sa colère sur le risque de perte d’une marchandise de plusieurs millions de dinars, Hichem louera une Accent grise au nom de son complice et reviendra sur les lieux pour récupérer le kif. C’est là qu’ils seront appréhendés
Z.F. Hichem reconnaitra les faits en tentant de décharger son complice mais les déclarations faites par d’autres témoins les accablera tous les deux. Entendu, le second mis en cause reconnaitra avoir accompagné son ami d’Oued Souf vers Aïn Sefra mais jurera ignorer qu’il était question de trafic de stupéfiants.
A la barre du tribunal criminel d’Oran, N. Boubakar niera toutes les accusations retenues contre lui. Cependant, la présidente de l’audience lui rappellera qu’après avoir fui vers Tunis, il s’était rendu au Maroc où, en vertu d’un mandat d’arrêt international, il avait été appréhendé. Les autorités marocaines l’ont remis à leurs homologues algériens en septembre 2023.
Alors que le représentant du ministère public a requis la prison à perpétuité, la défense du prévenu s’est ingéniée à plaider la non-culpabilité de son mandant en insistant sur le fait que Boubakar est jugé sur la foi des déclarations d’un autre accusé. Or, les témoignages de prévenus ne peuvent pas être pris en considération en l’absence de preuves matérielles, le dossier d’accusation n’en comportant pas, selon elle.
Zemmouri L.

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