École Supérieure d’Économie John F. Kennedy :La cyber-sécurité, une nécessite incontournable

L’École Supérieure d’Économie d’Oran John F. Kennedy, a abrité mercredi dernier, une journée scientifique et professionnelle intitulée «Inclusion financière, Fintech et Cyber-sécurité : nouveaux défis et opportunités pour les banques Algériennes».
Cette manifestation scientifique, organisée par l’École Supérieure en partenariat avec Natixis Algérie, a réuni des experts du secteur bancaire, des professionnels de la finance, des universitaires, des étudiants et des représentants d’institutions financières, d’entreprises publiques et privées pour échanger sur les enjeux actuels que représentent l’inclusion financière, les technologies financières (Fintech) et la cyber-sécurité en Algérie.
«La mise en place d’une cyber-sécurité solide est une nécessité incontournable dans une période marquée par un développement de nouveaux produits et services financiers grâce à l’introduction de technologies de plus en plus avancées et innovantes», a souligné la directrice de l’École Supérieure d’Économie, Khalissa Semaoun. De son côté, Karim Kiared, Consultant en stratégie et transformation numérique et ancien DG de l’École Supérieure des Affaires (ESSA) a affirmé que «la cyber-sécurité est une affaire de tous, pas seulement des institutions ».
Les participants ont insisté sur la nécessité de multiplier les initiatives pour accroître la confiance numérique et le niveau des cyber-sécurités des institutions et des entreprises. L’idée est de réaliser des actions concrètes contre les cyber-menaces. La réflexion doit concerner l’ensemble des institutions publiques, mais également les grands acteurs privés. Il s’agit de prendre en compte les menaces liées à la profonde et rapide mutation numérique, mais également celles qui concernent la protection des données sensibles. D’où la nécessité de mettre en place une stratégie visant à identifier les menaces et améliorer la maturité de l’ensemble des acteurs en matière de cyber-sécurité. La stratégie doit prévoir aussi la mise en œuvre de processus coordonnés basés sur divers piliers basés sur la prévention.
Risques digitaux
La numérisation qui a apporté des progrès à toutes les activités institutionnelles et économiques, a entrainé Il s’agit cependant d’une mutation de fond qui s’accélère, se complexifie et dont les aspects positifs sont malheureusement accompagnés de nombreux risques. Outre les dangers inhérents aux dysfonctionnements courants de tout système technique ou infrastructure, divers acteurs malveillants ont parfaitement assimilé les gains financiers, voire stratégiques, qu’ils peuvent obtenir en lançant des cyberattaques contre des cibles institutionnelles, économiques ou contre des particuliers.
Dès lors, la cyber-sécurité est devenue une question essentielle pour les pouvoirs publics, les entreprises et des particuliers. La stratégie de cyber-sécurité devra être construite en collaboration avec divers acteurs concernés dans une approche collaborative qui puisse garantir une conception collective permettant d’intégrer les besoins tous en la matière. L’une des solutions est de sensibiliser tous azimuts la population aux risques digitaux.
L’autre volet traité durant cette manifestation scientifique est l’inclusion financière qui demeure l’un des défis majeurs en Algérie, où une large part de la population reste non bancarisée ou sous-bancarisée. Yazid Benmouhoub, directeur général de la bourse d’Alger, a estimé que la digitalisation est une opportunité pour « assécher les liquidités du marché parallèle ». L’écosystème financier offre un vaste potentiel inexploité pour les banques. Ces dernières, par leur approche digitale, représentent une opportunité commerciale considérable dans un contexte où les besoins de services financiers sont croissants. Le paysage des transactions financières est encore largement dominé par les paiements en espèces. Cette dépendance au cash est symptomatique d’un manque d’accès aux infrastructures financières modernes, ainsi que d’une méfiance persistante envers les institutions financières classiques. Cependant, ce défi constitue également une opportunité pour les banques qui cherchent à capter cette population non desservie.
G. Salima
