Cheikh Ayad Bouabdelli: Un moudjahid et intellectuel engagé

La mosquée pôle Abdelhamid Ibn Badis a abrité hier les travaux de la troisième édition du colloque sur le moudjahid Cheikh Ayad Bouabdelli placé sous le thème : « Cheikh Ayad Bouabdelli… une vie, un parcours ».
Organisée par le Laboratoire des études maghrébines, des élites et de la construction de l’État national, en collaboration avec la famille du défunt Cheikh Ayad Bouabdelli, et en coordination avec la direction des moudjahidine, la direction de la jeunesse et des sports, le musée du moudjahid et l’association “Aâlam wa Ma‘âlim al-Muqâwama al-Jazâïriya”, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la valorisation du patrimoine historique et intellectuel des figures du mouvement national.
Le colloque a mis en lumière le parcours exceptionnel du Cheikh Ayad Bouabdelli, une figure marquante de la lutte pour l’indépendance nationale. Son engagement s’est exprimé à travers diverses activités : le mouvement scout, la presse, et le sport. Durant la guerre de Libération, il s’est distingué comme cofondateur du journal El Moudjahid et responsable au sein du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), où il supervisait l’équipe de football du FLN ainsi que la troupe artistique du mouvement.
Après l’indépendance, Cheikh Ayad Bouabdelli fut le premier responsable de la police de la wilaya d’Oran, avant d’occuper des fonctions de gestion dans plusieurs institutions économiques nationales. À sa retraite, il rejoignit la zaouïa Bouabdellia, qu’il dirigea en tant que cheikh et successeur de son frère, Cheikh Mehdi Bouabdelli. Dans cette nouvelle mission spirituelle, il fit rayonner sa dimension intellectuelle, religieuse et humaine jusqu’à son décès. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le wali, Samir Chibani, en présence de nombreuses personnalités locales et nationales. Ce colloque, riche en témoignages et en communications scientifiques, a constitué une occasion de revisiter la mémoire d’un patriote sincère, et de rappeler l’importance de préserver l’héritage moral et culturel des figures du mouvement national pour les générations futures.
Fayçal A.
