Accusé d’abus sur enfants : Un gardien d’école condamné
La chambre pénale de la cour d’appel d’Oran a confirmé la peine de trois ans de prison ferme prononcée en première instance contre un agent de sécurité d’école primaire. L’homme, âgé d’une soixantaine d’années, était jugé pour attentat à la pudeur sur mineur de moins de 11 ans, un acte commis en profitant de la vulnérabilité et de l’état de santé de la victime. Le procureur avait requis une peine plus lourde.
L’affaire remonte au 27 octobre 2025, lorsque le chef de la 7e sûreté urbaine a reçu un appel du directeur d’un établissement primaire signalant qu’un élève de 11 ans avait été victime d’attentat à la pudeur dans les toilettes de l’école par un gardien. Les policiers se sont immédiatement rendus sur place pour interpeller le suspect.
Entendue par les enquêteurs, la mère du jeune garçon a expliqué qu’à son retour de l’école, son fils lui avait confié que l’agent de sécurité avait commis des attouchements sur lui dans les toilettes, puis lui avait donné de l’argent en échange de son silence. Le lendemain, elle s’est rendue à l’établissement pour en informer le directeur. Le jour même, ce dernier l’a rappelée pour lui confirmer que l’élève avait bien été victime d’attouchements. De retour sur les lieux pour vérifier l’information, elle a demandé l’ouverture d’une enquête. Un médecin légiste du CHU d’Oran a été mandaté pour examiner l’enfant et a établi un certificat médico-légal attestant que ce dernier n’avait subi aucune agression sexuelle avec pénétration ou violence physique. Examiné également par un psychiatre, un second certificat a confirmé un traumatisme psychologique grave nécessitant un suivi spécialisé.
Interrogé à son tour, le directeur de l’école a indiqué qu’une enseignante de la classe de l’élève l’avait prévenu que la mère l’avait contactée pour lui faire part des agressions subies par son fils. Le soir même, alors qu’elle surveillait les salles du premier étage, l’enseignante a vu le garçon se diriger vers les toilettes, suivi de près par le gardien. S’étant rendue sur place, elle a vu sortir l’enfant, très perturbé. Ce dernier lui a alors révélé les faits, poussant la direction à alerter immédiatement la police.
Confronté à la victime lors de la procédure, le suspect a été formellement identifié. L’enquête a par ailleurs révélé l’existence d’une seconde victime, un jeune garçon souffrant d’un handicap mental ayant subi des agissements similaires. Lors de son audition, l’accusé a nié l’ensemble des charges, prétendant avoir seulement embrassé le premier enfant « de manière innocente ». L’expertise de son téléphone portable a toutefois révélé de nombreuses consultations de sites à caractère pornographique.
Zemmouri. L
