Réseau de trafic de kif et de cocaïne: 15 ans de réclusion pour 3 accusés

Sept mis en cause poursuivis dans une affaire de trafic de résine de cannabis et de drogue dure ont été jugés par le tribunal criminel de première instance. Les trois principaux accusés ont été condamnés à une peine de quinze ans de réclusion criminelle, tandis que le quatrième a écopé de trois ans de prison ferme. Par ailleurs, trois autres prévenus, actuellement en fuite, ont été condamnés par contumace à la peine perpétuelle.
Les faits remontent au 7 mai 2024, lorsque les services de la gendarmerie nationale de Relizane ont dressé un procès-verbal faisant état de la saisie de 18,830 kg de kif traité et de 3,93 kg de cocaïne sur un tronçon de l’autoroute menant vers la capitale. La marchandise prohibée a été découverte à bord d’un véhicule de marque Peugeot en provenance d’Oran et faisant route vers Alger. Interpellé lors d’un contrôle de routine après avoir éveillé les soupçons des gendarmes, le conducteur, le dénommé B. N., a été confondu grâce au flair de l’équipe cynotechnique.
Lors de son interrogatoire, ce premier prévenu a déclaré avoir fait la connaissance d’un certain «Hmida » sur un chantier de construction à Alger en 2016. Il a expliqué que ce dernier l’avait contacté pour lui demander de se rendre à Oran afin d’y récupérer et transporter des sommes d’argent, précisant qu’il avait déjà effectué des acheminements financiers similaires depuis d’autres wilayas contre de fortes commissions. Concernant ce voyage précis, il a soutenu s’être déplacé depuis Laghouat vers Oran à bord de son véhicule personnel – désormais saisi tout en affirmant -ignorer la présence de stupéfiants dans l’habitacle.
Il a rejeté la responsabilité sur un dénommé Houari, prétendant que ce dernier lui avait emprunté sa voiture la veille vers 22 heures pour la lui restituer vingt minutes plus tard, en lui remettant deux téléphones portables afin d’assurer les liaisons via la messagerie WhatsApp.
Cependant, la perquisition effectuée au domicile de B. N. s’est soldée par la découverte de 193 grammes de kif, d’une balance électronique, de deux cutters servant au conditionnement de la drogue, ainsi des badges, vraisemblablement utilisés pour faciliter la circulation des transports de stupéfiants. Entendu par le juge d’instruction, le mis en cause est revenu sur ses premières délibérations pour passer aux aveux complets. Il a reconnu qu’il savait pertinemment qu’il transportait de la drogue et qu’il connaissait l’implication de B. Hmida dans ce réseau, justifiant son agissement par des difficultés financières.
Il a précisé avoir tenté d’innocenter son commanditaire dans un premier temps par crainte de représailles contre sa famille.
Les investigations menées lors de l’information judiciaire ont permis d’identifier l’ensemble des complices, aboutissant à l’arrestation de deux autres individus, tandis que trois autres demeurent introuvables.
Zemmouri.L

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