Affaire des 35.400 comprimés de psychotropes: Un des prévenus acquitté

Le dénommé B.Youcef, mis en cause dans une affaire de 35 400 comprimés de Prégabaline, a comparu devant le tribunal criminel d’appel, pour répondre des griefs de détention et contrebande de stupéfiants. Suite aux délibérations, il a finalement été acquitté. Cela dit, il faut souligner qu’il restera en détention étant donné qu’il est impliqué dans une précédente affaire. Il faut aussi noter que le parquet a requis à son encontre la peine maximale.
Les faits de cette affaire, selon les débats tenus lors de l’audience, remontent à il y a cinq ans : le 16 février 2021. Ce jour-là, les services de la gendarmerie d’Oran ont intercepté au niveau du barrage fixe de la commune d’El Kerma un véhicule de marque « Hélix » portant l’inscription d’une société. La vérification des documents administratifs du véhicule et la fouille qui s’en est suivie a permis aux gendarmes de saisir la quantité d’un total de 35 400 comprimés de Prégabaline, une substance dont la commercialisation, en tant que psychotropes, avait pris de l’ampleur eu égard aux saisies opérées par les éléments sécuritaires.
Etant pris en flagrant délit, le mis en cause S.Walid., qui conduisait le véhicule, n’a eu d’autres choix que de passer aux aveux, reconnaissant ainsi avoir transporté ces stupéfiants de l’Est du pays, à savoir d’Oued Souf, vers la wilaya d’Oran, insistant sur le point que c’est la quatrième opération qu’il effectue. Au cours des trois premières opérations, il n’avait pas été arrêté, et ce n’est qu’à la quatrième fois qu’il sera pris « la main dans le sac ». Il donnera aussi les noms de son complice à savoir K.Djawed, qui devait réceptionner ces psychotropes et à qui il avait déjà livré auparavant d’autres quantité de ce même produit lors de précédentes opérations. A cela, il donnera le nom d’un certain Youcef comme étant le fournisseur et la personne avec laquelle il avait traité cette affaire pour le montant de 45 millions de centimes. Ainsi, suite aux déclarations de ce premier mis en cause, et grâce aux investigations des gendarmes, les deux autres prévenus dans cette affaire ont été arrêtés à leur tour.
Cité à la barre du tribunal criminel d’appel, le mis en cause, jugé, en l’occurrence le dénommé Youcef, niera les faits retenus à son encontre. Sa défense plaidera la non-culpabilité de son mandant expliquant que ce dernier n’a pas été arrêté avec ces psychotrope et rien ne prouve qu’il est complice dans cette affaire.
Zemmouri L.

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