Affaire des 4.993 comprimés d’ecstasy : 10 ans de réclusion pour un accusé

Le tribunal criminel d’Oran a confirmé la peine de dix ans de réclusion criminelle à l’encontre de K. K., suite à l’opposition formulée par ce dernier. L’accusé devait répondre des chefs d’inculpation de détention, transport, stockage et achat de substances psychotropes en vue de leur revente dans le cadre d’une organisation criminelle, ainsi que de contrebande internationale et de blanchiment d’argent.
Les faits remontent au 16 novembre 2022. Exploitant des informations faisant état d’un réseau criminel organisé spécialisé dans le trafic de psychotropes et dirigé par un certain A. Amine, résidant dans la commune d’El Kerma, la section régionale et la Brigade de recherche et d’investigation de la gendarmerie nationale d’El Kerma a ouvert une enquête. Les investigations ont conduit à l’interception de trois mis en cause à bord d’un véhicule Audi transportant 4 993 pilules d’ecstasy ainsi que d’une somme de 23 200 dinars, tandis qu’un troisième suspect, M. Boubaker, alias «Khabchich », est parvenu à prendre la fuite.
Auditionné au cours de l’enquête, N. Mohamed a avoué qu’A. Amine lui avait ordonné, via l’application WhatsApp, de conduire la suspecte B. Houaria au quartier Nejma afin d’y récupérer des fonds, en lui confiant son véhicule. À bord de cette Audi A3, B. Houaria avait préalablement rencontré, le 15 novembre au rond-point d’El Bahia, Boubaker et H. Nabil, dit « Nabil El-Qajja », auprès desquels elle avait récupéré environ 450 millions de centimes.
Le lendemain, sur instruction d’A. Amine, B. Houaria s’est de nouveau rendue à Nejma pour y retrouver M. Boubaker. Alors que ce dernier sortait du véhicule, les gendarmes sont intervenus pour les appréhender. Si le suspect a réussi à s’enfuir, la mise en cause a été interpellée sur place, après avoir tenté de se débarrasser du sac d’argent et de son téléphone portable. Lors de son interrogation puis à la barre, B. Houaria a nié les faits, affirmant ignorer le contenu du sac.
Également appelé à la barre, K.K., a rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui. Le représentant du ministère public a requis à son encontre 20 ans de réclusion criminelle.
Pour rappel, lors du premier procès devant le tribunal criminel de première instance, trois des dix mis en cause – N. Mohamed, B. Abdelkrim et B. Houaria – avaient été condamnés à 12 ans de réclusion criminelle, tandis que L. Billal bénéficiait d’un acquittement. Quant aux autres accusés en fuite, ils avaient été condamnés par contumace à la réclusion à perpétuité, avec maintien des mandats d’arrêt décernés par la chambre d’accusation.
Zemmouri. L

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